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 Le jeu

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Mara Vulpine

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MessageSujet: Le jeu   Sam 26 Déc 2009 - 3:11

Le métal sur les pavés, des grognements bestiaux, un cri, puis le silence, les bois de Boulogne étaient de retour à leur état normal, à croire que personne n'avait entendu, ou que personne ne voulait entendre.

Le jeu de la proie et du prédateur, jeu si facilement inversé, si facilement brisé, un équilibre fondamental qui ne tenait qu'à un fil à chaque fois. Parfois la proie se laissait prendre et le prédateur avait à se servir, parfois celle-ci tentait de sauver sa peau, le prédateur la suivait et finalement la mettait à terre... Parfois par contre, la proie décide de tenir tête et de se battre. Certaines ne tiennent que quelques secondes avant de succomber, d'autres, terrassent leur prédateur et s'en sortent la vie sauve. Parfois tout se jouait en un coup de griffe, parfois en une balle bien placée, la nature du combat ne dépendait que de la nature de la proie.

Cette fois le combat en était un d'acier, de dents et de plumes. Après une longue traque la proie avait décidé de faire face et avait terrassée le prédateur, refusant de laisser sa vie. Le combat avait été long, plusieurs escarmouches, plusieurs petites luttes, chacunes suivies de la fuite et de la traque. Au final seul la proie se tenait debout, certes blessée et incapable de combattre mais elle avait vécu et son prédateur ne lui posait plus de menace.

...

Le sol était froid, la chaleur et la frénésie du combat étaient passés depuis une éternité, où du moins c'est ainsi que le temps semblait passer maintenant. L'air était froid aussi, ainsi que son propre corps, tout semblait si froid, si irréel et détaché. Tout était si flou, les sons si distants, un moment les yeux ouverts l'autre les yeux fermés, à chaque fois un siècle semblait s'écouler.

Il fallut bien longtemps avant que la réalité ne revienne darder son nez, la douleur fut la première chose qui revint, le froid et la faiblesse la seconde, puis la peur et finalement le doute. Comment cela s'était-il produit, que s'était-il passé, pourquoi?

Mara était étendue sur le dos, les ailes étalées de chaque cotés, son épée gisant sur le pavé à quelques mètres de là, une flaque de sang s'accumulant lentement sous elle, teintant son aile droite d'amarante au fur et à mesure qu'elle grandissait. Cette fois sa proie avait refusé le pardon et avait pris la fuite, réussissant finalement à la surpasser et la mettre au plancher. La proie avait ensuite quitté les lieux pour panser ses propres blessures, laissant le prédateur agonisant sur le pavé froid du bois de Boulogne. En temps normaux Mara aurait limité les dégâts, ses pouvoirs lui permettant de guérir bien plus vite, bien que pas instantanément, n'importe quelle blessure, Mais le long combat l'avait épuisée, la proie s'était avérée plus forte que le prédateur sur bien des points. les détails lui échappaient encore mais Mara savait que la blessure que lui avait infligée l'homme qu'elle traquait était profonde, qu'elle perdait beaucoup de sang malgré ses vains efforts pour limiter le saignement. La blessure que lui avait infligée le seth à la hanche allait probablement lui couter la vie, son arme avait découpé son armure comme une feuille de papier, entaillant profondément la chair que celle-ci était supposée protéger. Puis il s'était assuré une retraite paisible en écrasant de son pied l'aile gauche de Mara, rompant net les os de cette dernière avant de lui frapper violemment la tête.

...

Le pavé était froid, si froid...
Les étoiles si pales, si floues...
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François LeNoble

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MessageSujet: Re: Le jeu   Sam 26 Déc 2009 - 7:33

Les bruits de lutte étaient perceptibles de loin en cette silencieuse nuit. Un combat inégale et se déroulant sur trop de temps. L'un des deux allait faiblir et ce serait la fin.
Les hommes de François avaient l'habitude de surveiller la ville et la Vlakar ne leur avait pas échappé. Les ordres étaient de ne pas nuire aux Valkar, mais celle-ci était en armure et armée.
Ils l'avaient donc suivit pour la voir demander à un autre immortel de se rendre pour avoir tué des mortels. Durant la filature, ils avaient reconnus celle que le patron admirait. Il avaient donc fais prévenir ce dernier lorsqu'il s'avéra qu'elle aurait surement besoin d'aide. Mais une autre affaire les obligea à partirent.

Lorsque François reçue le message, il ne fit ni une ni deux avant de prendre son bazar et de sauter en voiture. Il roula vite cette nuit là en direction des bois, là où la traque avait semblé débuter.

Effectivement, dès son arrivée, il vit très clairement les traces de lutte, les coups de lames dans le sol et sur les troncs et enfin, les traces profondes de quelqu'un qui s'envolait.
Mais lui même était chasseur et les traces n'avaient pour lui aucun secret. Il remonta les bois, suivant tantôt les traces de lutte, tantôt les traces de pas et rapidement arriva sur les premières tâches de sang.
A cet instant, ses sens se mirent en alerte maximal. Il était paré à n'importe quelle attaque et aucun premier coup ne pourrait l'atteindre. Il n'y avait aucun effet de surprise possible car il attendait les coups de partout.

Puis il continua à suivre les traces. Le sang s'arrêta à un moment, juste à côté de l'empreinte profonde de deux pieds qui s'élancent.
Mara avait due être blessée, mais les traces étaient légères. Aussi, François continua, parcourant les bois en suivant les traces de la proie, perdant souvent celles de Mara. Puis il arriva sur un lieu de désolation.

Une mare de sang vermeil, des ailes blanches souillées, grises et ensanglantées. L'une d'elles était à coup sûr brisée. Une blessure béante à la hanche et au travers une armure qui fut inutile face à la violence du coup porté. Une seconde plaie à la tête, fruit d'un coup d'une grande violence.
L'Ange était tombé, quelqu'un avait presque tué l'Ange. Mara gisait tel cadavre sanglant sur le sol.

François s'avança et ramassa l'épée. Puis il s'approcha de la femme qu'il admirait et lui prit doucement la main pour y glisser le pommeau de sa lame. Un chevalier ne voulait pas être séparé de son arme, jamais. Il posa la main sur le front de Vulpine et lui dit de sa voix rocailleuse et éraillée:

"Tu es sauve Templière car je suis là."

Puis il retira son lourd manteau de cuir qu'il étala sur le pavé. Il replia doucement les ailes sans trop insister sur la gauche qui était effectivement rompue. Ensuite, il passa deux bras puissant sous le dos de la femme et la souleva pour la reposer sur le manteau. Il boutonna ce dernier pour faire comme un brancard et la souleva de nouveau. Il la maintenait fort contre lui et reprit sa route jusqu'à la voiture.
Elle était froide, sa chaleur corporelle était faible tout comme sa respiration. Son pouls était si faible qu'à plusieurs reprises, il s'arrêta et s'accroupis pour le lui prendre de nouveau. Chaque fois, il était peiné de voir le si beau visage si pâle et chaque qu'il mesurait le pouls, ses doigts touchaient un cou froid. Cet endroit qui était brulant chez Idriss était glaciale chez Mara car elle mourrait. Aussi hâta t'il le pas.

Une fois arrivé, il la déposa sur la banquette arrière et roula rapidement jusqu'à l'ancienne demeure de sa famille, demeure qui lui appartenait toujours mais qu'il n'occupait que rarement ces derniers temps. Une fois sur place, il ouvrit rapidement la porte avant de soulever la femme de nouveau et de la porter au plus vite dans l'une des très nombreuses chambres de l'étage. Il ouvrit la première et posa Mara sur le lit. Il Défit alors les draps et reprit son manteau qu'il jeta au sol.
Il trouva une grosse et vielle table en chêne dans la cuisine et il la démonta pour allumer la cheminée de la chambre où gisait Mara. Ceci fait, il attrapa quelques bouteilles d'alcool fort ainsi que du fil et une aiguille. Il plongea l'aiguille dans de l'eau bouillante alcoolisée et entrepris en attendant de nettoyer la plaie. Mal à l'aise à l'idée de retirer l'armure, il habilla l'Ange d'une grande robe de nuit si ample qu'il put détacher et retirer l'armure sans voir quoi que ce soit. Il avait procédé avec lenteur afin de ne pas effleurer le corps de la femme. Ceci fait, il repéra aisément l'endroit blessé puisque la robe blanche se tâcha de sang. Il effectua alors une ouverture suffisante pour dégager la plaie et se mit au travail.

Durant plus d'une heure, il décrassa, récura, aseptisa, purifia et désinfecta la plaie pour finalement la recoudre et la panser. Il savait qu'elle réussirait ensuite à se guérir d'elle même, le tout était d'arrêter l'hémorragie au plus vite pour que son pouvoir puisse agir. Il avait tant été absorbé par sa tâche qu'il ne sut dire si elle s'était éveillée à un moment où à un autre. Ensuite, il étala les deux ailes et les nettoya du mieux qu'il put, récurant presque chaque plume. Il fabriqua ensuite une attèle qu'il plaça délicatement sur l'aile brisée. Il referma alors de nouveau lesdites ailes et de nouveau déplaça la femme. Il entra dans une autre chambre qui possédait une gigantesque cheminée qui flambait vivement donnant à la pièce une chaleur douce et apaisante. Il la mit alors dans un grand lit qu'il avait au préalable chauffé avec une bassine de braises. Il lui enfila une nouvelle robe de nuit en usant de la même technique que précédemment pour garder l'anatomie de la femme invisible à ses yeux d'homme et enfin, il l'allongea tout en étendant ses ailes et lui remonta la couverture jusqu'au cou.

Il passa deux doigts dans ledit cou afin de s'assurer de la présence d'un pouls régulier et fut satisfait de sentir une chaleur plus forte que précédemment.

"Dors Mara, tu n'as plus rien à craindre car je veille sur toi."

Il sortit ensuite de la chambre et attrapa l'une des bouteilles qu'il vida d'un trait. Il se rendit ensuite au salon où il s'aperçût que ses vêtement étaient couverts de sang. Il jeta alors sa veste au sol. Il fit ensuite tomber son équipement sur le parquet et retira sa chemise blanche tâchée.
Le chasseur agrippa une barre d'acier horizontale et enchaina une vingtaine de tractions afin de dégripper ses muscles endoloris par la précision minutieuse dont il avait due faire preuve les heures passées. Il se laissa ensuite tomber sur le divan avant de sombrer à son tour dans les plaines ambrées du sommeil.
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Vilya Oblodra
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MessageSujet: Re: Le jeu   Sam 26 Déc 2009 - 14:03

Vilya aussi avait entendu les rumeurs de combat. Le bois de boulogne était immense, mais les bruits et les sons se propageait bien dans les airs embrumés de Paris. En pleine nuit, l'oiseau de proie se dirigeait rapidement, sans bruit et invisible. Et ne fut guère surpris de voir Mara Vulpine en plein combat avec un autre immortel.

La justice de la foi avait encore frappé...mais cette fois, la valkar allait peut être comprendre qu'il ne fallait pas toujours s'attaquer a tout! Surtout sans savoir si l'immortel a qui on s'en prenait était plus fort que soi.
Et ne fut donc pas si emue en voyant Vulpine mordre la poussière, une blessure mortelle au coté. Et Vilya devinait que la jeune femme avait négligé ses pouvoirs de guérison au profit de ses pouvoirs de combats. Dommage.

Lenoble arriva rapidement, et ne s'apercu pas le moins du monde de l'oiseau qui survolait la scène, impassible. Le chasseur semblait littéralement aveuglé par le statut ailé de l'immortel. Était-il en amour avec elle...Vilya souhaitait que non. Et elle suivit les deux jusqu'à une demeure massive, en bordure de ville. Elle se posa sur le toit, et attendit, cherchant la pièce ou Lenoble avait déposé Mara. Et tous ce que Lenoble pouvait croire a entendre était le son qu'un oiseau aurait fait, posé sur le rebord de la fenêtre.

Le temps fut long, mais finalement, Lenoble acheva son oeuvre de guérison...mais il faudrait a Mara trop de temps a se remettre pour que Vilya ne décide pas d'intervenir. Une aile brisée...c'était quand même chiant pour un immortel qui les vénérait. Et même si Vulpine semblait avoir renier son héritage, la gouverneur serait toujours derrière, a la surveiller. Lenoble parti, Vilya ouvrit la fenêtre en passant une série de plume entre les deux battants, et poussant avec elles. Jouant avec le loquet, elle fini par ouvrir, et passa rapidement dans la pièce, refermant ladite fenêtre.

Et Vilya commenca ce qu'elle avait de mieux a offrir. Assise a coté de Mara, elle déposa une main sur le front de celle ci, mesurant la gravité de ses blessures. Celle a la tête la garderait dans le coma, et était suffisamment grave pour l'empêcher de se concentrer sur le maigre pouvoir de guérison qu'elle possédait. Et celle a sa hanche ne lui laisserais aucun répits jusqu'à ce qu'elle en meure. Francois Lenoble avait fait un bon travail...mais sa qualité de guérisseur s'arretait la.


Mara Vulpine, vous êtes entre mes mains. Si vous vous réveiller, laisser moi travailler. Je ne vous ferez aucun mal, et vous le savez. Je suis la pour vous, alors laissez vous soignez.

Gardant sa main sur le torse de Mara, la gouverneur valkar pompa son énergie et la diffusa a travers le corps de sa subordonnée. Le processus était long, et Vilya se doutait que Lenoble apparaitrait dans bien peu de temps. Mais tant pis. Elle serait de taille a les tenir tous les deux. Pendant qu'elle canalisait son pouvoir pour le transmettre a Mara et guérir ses plaies et blessures, les ailes de Vilya frémissait doucement, et a demi ouverte autour d'elle, la valkar n'avait rien a envier de l'allure d'ange de Mara. Mais a la différence de Mara, Vilya ne voulait pas se statut vénérable.

Elle aidait, un point c'est tout, et ne changerais jamais. Du pauvre au riche en passant par les brigands et les prêtres, elle aiderait toujours ceux qui en avait besoin. Et en son sens, c'était la seule chose qu'elle voulait donner, ne réfléchissant pas du tout a ce qu'elle allait recevoir, en outre, elle s'en fichait.


Dernière édition par Vilya Oblodra le Sam 26 Déc 2009 - 17:44, édité 1 fois
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François LeNoble

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MessageSujet: Re: Le jeu   Sam 26 Déc 2009 - 17:20

C'est un bruit de fenêtre qui le tira de son sommeil. Une fenêtre qui grince. François se redressa et écouta plus attentivement. Il y avait quelqu'un à l'étage, dans la chambre de Mara.

Le chasseur attrapa l'un de ses pistolet et parti en vitesse mais silencieusement dans les escaliers. Il courrait sur la pointe des pieds ne produisant aucun son ou presque. Il s'arrêta devant la porte et après une demi-seconde, il l'ouvrit violemment et braquât son arme devant lui dans un droite-gauche de la pièce d'une rapidité ahurissante.
Il laissa retomber l'arme en voyant Vilya qui visiblement guérissait Mara. Il referma la porte doucement et s'avança, le calme étant revenu dans son esprit.

"Bonsoir demoiselle Oblodra."

Il passa derrière elle et jeta un oeil par la fenêtre afin de s'assurer de la tranquillité des environs.

"Vous m'avez suivit jusqu'ici?"

Puis remarquant le ton un peu bourru de ses paroles, il reprit.

"Vous avez bien fais. Je ne sais guère faire mieux que panser des plaies. Vos compétences sont tout autres."

Il posa son arme à côté de la jeune gouverneur afin de poser la main sur le cou de Vulpine. Il était tiède et presque à bonne température. La femme retrouvait ses couleurs, son teint lui revenais, tout comme la vie revenait dans ses veines. Son travail à lui avait arrêté les flots de sang, mais en rien il ne pouvait l'aider à guérir. Vilya en revanche avait le pouvoir de la sauver. Elle pouvait éviter la mort à Mara. Il se retourna et alla jeter quelques morceaux de tables supplémentaires dans le feu.
Les flammes dansantes luisaient sur la peau de son torse nu et les creux de ses muscles devenaient de sombres recoins.

Il fixait le brasié de ses yeux d'acier et son esprit commença à voler par delà les cimes.

"Merci d'être intervenu. Je ne pouvais rien faire d'autre que prier maintenant. Je vais vous laisser. Si vous avez besoin de moi, je serais au salon.
...
Je ne me rends compte que trop tard à quel point vous avez un grand coeur. Malgré que vous soyez une immortelle, je devine que vous êtes jeune. Surement même plus jeune que moi même. Je vois bien que cet air sérieux et froid est naissant. Vous n'êtes plus la Vilya sur laquelle j'ai tiré.
...
Si vous saviez à quel point je m'en veux d'avoir été aveugle et d'avoir détruit votre jeunesse comme la mienne l'à été.
...
Sauvez là. J'ai promis à Flamarion de faire ce que je pouvais pour la raisonner et en tout cas pour qu'elle ne fasse pas de bêtises."


Il lâcha le manteau de la cheminée et sortit de la chambre. Il lança un dernier coup d'oeil à Mara et referma la porte.
Il alla récupérer l'armure de l'Ange et descendit au salon. Il se mit alors à la nettoyer, la rincer et à la décaper. Les relents de sang et de sueur disparaissant petit à petit. Mais rapidement, la fatigue le gagnât.

Celle des deux valkar qui descendrait la première trouverait François endormi sur le canapé devant une cheminée, torse nu, l'armure de Mara à côté de lui ainsi qu'un chiffon, une bouteille à la main et plusieurs mégots dans le cendrier.
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Vilya Oblodra
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MessageSujet: Re: Le jeu   Sam 26 Déc 2009 - 18:05

Vilya ne broncha même pas en voyant Lenoble surgir dans la pièce, pistolet en main. Elle ne le regarda même pas. Mais sursauta néanmoins quand l'arme tomba par terre. Il l'avait reconnu, tant mieux. La jeune femme devait admettre détester ses choses de mort.

Elle tourna la tête, tout en gardant sa main sur le buste de Mara, continuant de donner son énergie afin de réparer tous ce qui avait été endommagé par les coups. Lenoble pouvait bien voir les veines du bras de Vilya qui palpitait sous sa peau, et qui affichait une couleur bleue intense, tellement l'énergie était puissante. Mais la valkar était habituée, et se fichait de son propre corps.

Lorsqu'elle répondit a Lenoble, sa voix était calme et douce, afin de ne pas déranger Mara. Mais Vilya avait du mal a prononcer plus que quelques mots a la fois, son souffle court et saccadé l'empêchant de parler a sa guise.


Je vous ai suivi. Certes.

Mais vous avez fait du bon travail. Vos talents ne sont peut être pas si étendu...mais ils sont suffisant.


Vilya écouta ce qu'il avait a dire ensuite, et pris en grande considération la tristesse et le remord qui perlait dans sa voix. Cet homme était tourmenté, et cela paraissait. Et Vilya compris qu'il essayait bel et bien de se pardonner. Le chasseur impressionnait la valkar, et elle ne pouvait que comprendre le respect qui naissait chez elle, Flamarion et Mara. Elle le laissa descendre, acquiecant d'un hochement de tête. Et ne répondit pas a son compliment. Sa faisait deux personnes en 1 journées et demi qui lui disait la même chose...

Une fois Lenoble parti, elle acheva sa guérison. Elle n'avait plus d'énergie, mais Mara s'en sortait bien. Ses blessures étaient guéris presque entièrement, et celle de sa tête, disparue. Elle aurait probablement quelques raideurs dans les cotes et probablement un mal de tête de temps en temps. Mais au moins, elle se réveillerais. Et Vilya se doutait qu'elle allait bientot se lever. Alors la gouverneur se redressa, et s'étira.

Épuisée, elle descendit, et sourit. Lenoble était bel et bien persévérant...mais le sommeil est un être sournois. Chaleureuse, elle posa l'armure en bas du canapé, et allongea Lenoble completement. Au moins, il ne se ferait pas plus mal a dormir tout croche...il dormirait au moins comme il faut.

Et comme elle se doutait que les deux risquait de se réveiller bientôt, elle alla en cuisine, et prépara du thé. Souriant de sa vieille tradition anglaise, elle transporta la théière dans le salon, et s'installa de son mieux dans le fauteuil. Mais évidement...elle détestait les fauteuils. Elle se mit donc a la recherche d'un banc sans dossier...et fini par en trouver un.

Attisant le feu de temps a autre d'un coup d'aile, et ajoutant des buches quand le feu baissait, et vérifiant le feu a l'étage, la gouverneur attendit le matin. Au moins, elle serait reposer quand il faudrait parler a Mara...et pourrais le faire en paix, malgré que lenoble allait poser problème. Mais tant pis...Flamarion ne voulait-il pas avouer leur secrets au publics, de toute façon?
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François LeNoble

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MessageSujet: Re: Le jeu   Lun 28 Déc 2009 - 6:46

Le chasseur dormait. De nouveau il était d’une grande vulnérabilité puisque dormant avec deux immortels dans la maison. Si l’une des deux souhaitait sa mort, cela en devenait presque trop facile. Son sommeil léger dans un premier temps le laissa grogner lorsque Vilya le coucha complètement. Mais à cet instant, son esprit arrêta de se méfier et son appréhension s’envola, le laissant dormir d’un sommeil profond. Mais un démon comme lui ne peut avoir l’esprit tranquille et un cauchemar vient le perturber.

Il revit la scène de désolation et de mort qu’il avait trouvé en rentrant chez lui de nombreuses années plus tôt. Sa famille déchiquetée à un tel point … qu’il n’avait put que difficilement reconnaître les personnes. Etait-ce son père ou sa mère qu’il avait dans les bras ? Il revoyait le sang sur le sol, les murs, sur les cadavres et … sur ses mains. Le sang des êtres qu’il aimait. Ceux qui l’avait élevés et éduqués dans les règles de la noblesse et de l’amour, ceux qui lui avaient offert une éducation de haut niveau et surtout ceux qui l’avaient aimé.
Les images lui revenaient, du sang partout qui gouttait sur le sol, les flaques gigantesques s’étalant sur le parquet et noyant les jointures.

Il se débattait, ruait comme une bête pour se détacher des ces affreux lambeaux de son passé. Le monde alvéolé qui refaisait surface, les âmes perdues qui venaient chatouiller l’esprit des vivants. Des fantômes sortant de l’éternité de peur qu’on ne les oublie. Le monde réel disparut pour François seul restait les débris d’une ancienne vie qui lui fut arrachée dans la plus grande injustice et le plus grand mépris d’autrui. Une injustice qui avait plongé le rescapé dans une folie meurtrière sans précédents. Arrachant la vie de monstres, volant celle d’autres innocents pour montrer le tord que l’on avait eu à s’en prendre à lui. Mais si les fantômes de sa famille le hantaient, il voyait également ceux de tous les innocents qu’il avait massacrés.
Il souffrait. Toute la souffrance que sa chair avait subit et qu’il avait retenu, cadenassé au fin fond de lui, mais également la souffrance psychologique de cette vie brisée. Il voyait les portes du Paradis partirent à sa droite, celles de l’enfer le fuirent à sa gauche.
Seul restait le vide … le vide éternel pour une âme perdue. Une solitude sans issue dans un vide infini.
Puis il tombait, droit vers cette errance tel un ange déchu chassé du Paradis et plongeant vers l'Enfer.
Sur le canapé, il gesticulait, hurlait sa peine, sa tristesse, son remord et sa douleur. Des convulsions le prirent, une sueur glaciale coulait sur son torse nu.
Il hurlait encore, sa voix éraillée déchirant le calme de l’aube, ses mouvements le projetant au sol où sa tête heurta avec violence le parquet.
Il criait et pleurait, demandant pardon à ses ancêtres, à ses parents, aux valeurs que son nom portait et à ses victimes innocentes.


Puis il se calma brusquement. Les fantômes étaient partis. Ils le laissaient endormit et trempée de sueurs froides, haletant, le cœur battant fort dans sa cage thoracique, le visage humide de ses larmes. A la lumière dansante des flammes, son torse couturé d'inombrables cicatrices luisait de transpiration. Le chasseur était étalé sur l'armure de Mara, chaque muscle et chaque cicatrice formaient de petits recoins d'ombre sur sa peau, son imposant gabarit et sa respiration forte et essouflée le faisait paraitre comme une grosse bête féroce vaincue.
Vilya et Mara si cette dernière avait été réveillée par ses hurlements n'avais put qu'être surprises, appeurées peut-être, par un cauchemer si violent.

La souffrance du chasseur était inimagiable, soumis qu'il était à de telles visions dans son sommeil. Le monde alvéolé choisissait ses cibles et ne les lâchait plus. Une vie belle et prometteuse avait été détruite, anéhantie lorsque ce carnival avait dévoré sa famille transformant un bon jeune-homme en un démon. Il s'était laisser berné, envahir par la rage et la haine
Si Vilya avait put sentir sa peine lorsqu'il lui avait parlé, elle avait maintenant put la voir. Le chasseur ne pouvait avoir peur de l'Enfer car il lui semblerait doux en comparaison de ses cauchemars. Il ne pouvait pas redouter la mort puisque pour lui, elle semblait libératrice.
Mais il voulait vivre, son ancien lui faisant perdurer une vision d'accalmie, le faisant rêver à une vie si non heureuse au moins calme et reposante, saine et salvatrice.
Alors il se battait maintenant non plus par vengeance mais pour aider à construire un monde de paix qu'il ne connaitrait jamais mais qui lui assurerait une tranquilité d'esprit pour l'accompagner dans le vide qui l'attendait par delà la mort.
Il avait renoncé au Paradis et même à l'Enfer, laissant Dieu seul maitre de son destin. Il se consacrait maintenant à réparrer au mieux ses erreurset à fonder un meilleur avenir entre les deux races pour les prochaines générations parmis lesquels le nom de Lenoble sera inexistant.
Connu uniquement pour les atrocité qu'il aura commis et oublié pour le bien qu'il tente de faire.

Son nom s'éteindrait avec lui car quelle femme peut vouloir d'un homme qui vout sa vie au combat et qui se prévoi une place dans le néant?

Son esprit termina de se calmer, la tension de la pièce retomba. Il était de nouveau calme, toujours étendu au sol en sueur et glacé, mais calme.
Alors seulement son sommeil se fit paisible.
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Vilya Oblodra
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MessageSujet: Re: Le jeu   Lun 28 Déc 2009 - 19:56

Vilya buvait sa tasse de thé, les ailes a demi repliée autour d'elle tenu haut, afin qu'elles ne trainent au sol. La valkar observait Lenoble dormir. Elle s'était douté que de le déplacer le ferait réagir...mais pas tant que ça.

L'homme fut bientôt secoué de tremblement, et son visage grimaçait, ses yeux roulants prouvant qu'il était probablement sous le joug de cauchemars. Mais la valkar ne pouvait rien contre ce genre de chose. Au mieux elle pouvait assommer l'homme de son énergie afin qu'il cesse de rêver...mais ce serait cruel, et il ne pourrait pas vraiment se reposer. Meme s,il était cruel de le laisser souffrir ainsi.

Remarquant la sueur qui le couvrait, elle devina que le feu ne serait pas suffisant pour le réchauffer s'il prenait froid, et tacha de trouver une couverture a travers la maison. Trouvant une longue jetée de laine, elle reviens en couvrir le chasseur, afin qu'il n'attrape pas froid.

Un autre immortel lui aurait probablement demander pourquoi elle faisait tant pour un homme qui avait prouvé être un tueur, d'immortel. Et qui lui avait tiré dessus, et pourquoi elle passait ainsi sa vie a sauver ceux qui ne le méritait pas vraiment. Et même l'alliance de la lune aurait désapprouvé son geste, cet homme lui avait quand même pris la vie de son enfant. Mais la valkar ne voulait pas croire que la vengeance valait quelque chose.
Et dévouée, préférait ne rien répondre et hausser les épaules. Les immortels étaient né pour diriger les hommes. Et cela voulais dire qu'ils avaient la responsabilité de les surveiller. Bravo a Flamarion pour son age d,or. Mais aucun mortel ne mourrait si elle pouvait l'empêcher. L'humanité était comme un enfant qui ne veut pas apprendre. Mais malgré tout, certain sortait de la foule, et prouvait a chaque fois a Vilya qu'elle avait fait le bon choix.

Elle revint s'installer sur son banc, et elle observa le feu, la pièce, et Lenoble. Cet homme avait probablement du tout sacrifié pour devenir ce qu'il était. Et il ne vivait désormais qu'avec son être, et avec toute la vision de ce qu'il avait laisser tombé. Il était brave, cet humain. Probablement plus brave que beaucoup d'immortel.
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Mara Vulpine

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MessageSujet: Re: Le jeu   Dim 10 Jan 2010 - 4:18

Mara entrouvrit les yeux, tout était flou et elle sentait un flux d'énergie la parcourir, l'espace d'un instant elle entendit une voix, mais ne pu comprendre ce que la personne lui dit. Puis encore le sommeil vint la cueillir, ses yeux se refermant encore, elle dormit d'un profond sommeil sans rêves, Vilya s'occupant d'elle durant une courte période pour ensuite aller rejoindre François. Les heures passèrent, la nuit léguant ca place au matin, la lueur du soleil emplissait déjà la pièce lorsque Mara ouvrit enfin les yeux. la pièce était encore agréablement chaude, quelques braises luisants encore dans la cheminé. Après un instant elle se releva et s'assit sur le rebord du lit, une fois ceci fait elle attendit quelques instants, le temps que ses sens redeviennent alertes, ceux-ci engourdis par le sommeil autant que les blessures qu'elle avait ressues plus tôt, la douleur étant encore bien présente. Se demandant comment elle avait bien pu survivre Mara analysa sa condition et fut étonnée de constater que ses plaie n'était plus que des traces, la plaie à sa hanche n'était plus qu'une vilaine cicatrice pas complètement guérie et celle qu'elle avait à la tête avait complètement disparue.

Après quelques minutes Mara essaya de se lever mais une légère crampe dans le haut de la cuisse la fit tomber à genoux sur le plancher de bois, s'appuyant aussitôt de ses mains pour ne pas se fracasser la tête sur ledit plancher. Elle s'appuya ensuite sur le lit, assise par terre massant doucement sa cuisse afin de délier le muscle qui semblait ne pas s'être complètement remis d'avoir été découpé à la hauteur de la hanche par une lame. À cet instant Vulpine se demandait qui avait bien pu guérir si bien ses plaies car, bien qu'incertaine sur la longueur du délais entre le moment où elle avait perdu connaissance et son éveil, il ne semblait pas s'être écoulé tant de temps que cela depuis son combat avec ce satané Seth.
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François LeNoble

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MessageSujet: Re: Le jeu   Dim 10 Jan 2010 - 11:06

En ouvrant les yeux, François remarqua tout d'abord qu'il n'était plus sur le canapé. Ensuite, la présence d'une couverture en laine le surpris. Pour finir, son regard se posa sur Vilya. Tout lui reviens en tête lorsque qu'il la vit assise sur son banc à siroter un thé.
La veille, il était affairé à nettoyer l'armure de Mara et il avait due s'assoupir. C'est seulement en se levant qu'il sentit ses muscles endoloris et courbaturés, derniers vestige du cauchemar passé. Ce n'était pas le premier qu'il faisait et chaque fois il se réveillait avec des crampes et des douleurs.

Une fois debout, il regarda Vilya et lui parla de sa voix rauque et éraillée.

"Je suppose que c'est vous Vilya qui m'avez couvert. Je suis désolé que vous ayez assisté à cela parait-il que mes cauchemars sont assez violents, ce que je ressens bien dans mes muscles. Dans tous les cas, merci."

Puis il ramassa l'armure et se laissa tomber dans le canapé afin de poursuivre sont travail. Mais il eu à peine reprit son oeuvre qu'un BOUM retentit au dessus de sa tête, comme un lourd choc sur du parquet à l'étage. Il leva alors le nez pour observer le plafond et il se souvient en quelques secondes qu'il s'agissait de la chambre de l'Ange. Aussi, posa-t-il l'armure sur le canapé et se leva-t'il. Prenant les escaliers en direction de la chambre de Vulpine, il ne se soucia guère de ne pas faire craquer les marches. Il s'arrêta devant la porte qu'il ouvrit doucement. Si le chasseur s'était attendue à quelque chose, il pensait que Mara était simplement tombée du lit. Au lieu de cela, il la vit assise par terre à se masser la cuisse.
Il s'avança dans la chambre et demanda tout en rejetant une buche dans la cheminée :

"Comment vous sentez-vous? Vous pourrez remercier Vilya pour les soins. Mes hommes vous ont vu voler et vous on suivit avant de me prévenir que vous perdiez le combat. Je suis venu le plus vite possible et je vous ai trouvé gisante et blessée. Je vous ai donc ramené ici où j'ai laver et nettoyé vos plaies avant de les recoudre. Heureusement cependant que Vilya m'à suivit, j'était incapable de faire mieux que cela. Elle, elle pouvait vous sauver."

Après avoir jeté la buche, il se mit à raviver le feu afin que la chaleur de la pièce reste douce et agréable. Il en profita pour sécher son torse nu encore luisant de la sueur qu'il avait perdu durant son cauchemar.
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Vilya Oblodra
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MessageSujet: Re: Le jeu   Dim 10 Jan 2010 - 17:44

Vilya observait la pièce lorsque Lenoble fini par réouvrir les yeux. Et entendit du bruit a l'étage. Et bien, ces deux la était synchro ou quoi?
Elle sourit en le voyant, un peu mal a l'aise, cherchant des yeux qui avait bien pu le couvrir ainsi. Toujours buvant son thé, ses grandes ailes, imposante a travers la pièce, il ne fut pas long a comprendre qu'elle était toujours la.


Tout le plaisir est pour moi, Lenoble. Et ne vous en faite pas. J'ai connu bien pire. Vous avez droit, vous aussi, a vos propres souffrances, et je ne jugerai jamais personne pour ce genre de chose. Nous en avons tous, et chacun a sa faiblesse qu'il essayerai de cacher. J'ai les miennes, moi aussi, tout comme chaque humains, chaque immortel.

Vilya percu elle aussi le bruit sourd. Cette valkar avait probablement essayer de se lever debout, et était tombée. Aussi resta-t-elle bien confortable, impassible. Et laissa Lenoble se rendre a l'étage. Quand a elle, la gouverneur réchauffa le thé, reprenant une tasse. Le thé était la faiblesse de Vilya. Mais son corps était suffisamment habitué pour ne pas en subir les effets néfastes, comme la surdose d'énergie. Et attendit qu'ils descendent. Elle ne pouvait pas autre chose. Si Mara décidait de partir par la fenetre, s'était son choix. Et Vilya attendrais. Mais la valkar était patiente. Son tour viendrais.
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MessageSujet: Re: Le jeu   Lun 11 Jan 2010 - 3:26

Mara entendit que quelqu'un montait les marches, celles-ci craquant sous le poids de François et de l'âge du bâtiment, mais n'en fut pas trop alarmée, si quelqu'un lui aurait voulu du mal il en aurait profité avant. Elle fut toutefois relativement surprise de voir François entrer dans la chambre, elle s'était attendue à Vilya, un ou une de ses semblables mais pas à cet humain en particulier. François ajouta du bois au quelques tisons qui essayaient désespérément de survivre dans le fond du foyer et Mara ne put qu'écouter lorsqu'il lui résumait ce qui c'était passé et se remercia une fois de plus de na pas l'avoir attaqué dans la ruelle. Une fois son court récit terminé il demeura près du feu, séchant son corps couvert de sueurs. Mara réfléchit un instant puis se servit de ses bras pour se relever et s'asseoir encore sur le rebord du lit et elle s'adressa à François d'un voix calme:

"Encore une fois je suis étonnée à quel point le fait que je vous ai épargné un ou deux coups dans cette ruelle est une chose plus grande que ce qu'elle semble être. Vous venez de me sauver la vie, j'espère que vous vous en rendez compte et que vous savez à quel point cela est une grande dette de ma part, dette dont je m'acquitterais de mon mieux le temps et le moment venu. Ne le voyez pas comme un poids, je ne vous accuse pas de l'avoir fait, au contraire, je tiens à la vie probablement autant que quiconque... j'ai simplement fait le choit de la passer à guider les gens vers ce que je crois être l'harmonie.

Pardonnez moi, je divague, Vilya est-elle encore ici? Si oui, j'aimerais bien la remercier pour ses soins et son attention, je ne puis laisser sa bonté d'âme m'aider ainsi sans au moins lui témoigner mes respects."


Sur ce Mara se releva enfin debout et malgré une douloureuse rigidité à sa cuisse et une douleur fantôme à l'arrière de la tête elle se dirigea tranquillement vers la porte, ses ailes à moitié déployés lui servants de contrepoids pour conserver son équilibre. Une fois arrivée dans le cadre de la porte elle invita François à venir et descendit très lentement les marches qui menaient au salon.
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François LeNoble

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MessageSujet: Re: Le jeu   Lun 11 Jan 2010 - 15:22

Lorsqu’il entendit Mara bouger et le lit grincer, il jeta un rapide coup d’œil afin de s’assurer qu’elle se portait bien. Une fois rassuré, il attrapa le soufflet et l’actionna devant les braises, provoquant le retour de grandes et langoureuses flammes. Par un gris matin comme celui-ci, les ombres chaleureuses qui se propagèrent sur les murs étaient agréables et presque envoutantes. L’âtre illuminait la pièce d’une douce lueur jaune, renforçant l’aspect serein du moment. Serein car après son cauchemar, la vue de ces flammes le relaxait. Serein surement pour Mara aussi puisque l’on aurait put comparer la cheminée à elle-même. Une femme mourante puis sauvée, un feu agonisant puis ravivé.

Une nouvelle flamme dans les deux cas.

Puis Vulpine parla. François écouta sans décrocher son regard des flammes flamboyantes. Ses paroles se fondirent dans son esprit comme l’huile se répand sur l’eau. La surprise parue sur son visage lorsqu’il se retourna pour observer l’Ange progresser vers la porte, ses immenses ailes masquant presque entièrement la robe bleue qu’il lui avait passé la veille. Il se redressa quand Vulpine lui intima de la suivre et la rattrapa. Elle avait descendu quelques marches lorsqu’il parla, ses yeux d’acier perdus dans un flou juste au dessus de la tête de l’Ange.

« Je n’avais pas vue cela sous-cet angle. Je suis certain que si vous m’aviez attaqué je serais mort. Non pas que vous êtes plus forte, en cela je pense vous battre, mais parce qu’un combat rapproché m’aurait exposé à votre beau visage, j’aurais alors reconnu l’Ange de la bible que je lisais enfant. Ce qui me serais passé par la tête à partir de cet instant aurait été que si vous souhaitiez me tuer vous, alors mon heure était venue.
Je ne pense pas de plus vous avoir sauvé, je ne suis pas assez doué pour cela. Je ne suis pas un homme bon, or seul les gens bons, dont Vilya est un exemple des plus concrets, peuvent sauver des vies. Moi je ne sais que les détruire, je n’ai jamais sauvé ou aider personne. Vilya ne serait pas intervenue, mes soins auraient été insuffisants et vous serriez ...

Vous n’avez pas de dette envers moi Mara Vulpine et j’implore Dieu de me donner raison. Que vous soyez Un Ange venu du ciel ou une simple Valkar ne change rien. De par votre combat, vous êtes plus précieuse que moi et votre vie ne doit pas être menacée pour sauver la mienne.

Vilya est en effet encore ici. Elle est restée toute la nuit, je crois qu’elle souhaite vous parler et il me semble qu’elle à fait du thé. »


Il resta comme absent durant une courte seconde avant de s’avancer dans l’escalier, suivant doucement Mara en restant à son rythme à elle.
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MessageSujet: Re: Le jeu   Lun 11 Jan 2010 - 16:38

Vilya entendit leur voix, murmure a travers les pièces de cette maison ancestrale. Et compris qu'ils allaient descendre. Joie, elle allait enfin pouvoir ramener cette fille sur la bonne voix. Et Vilya sourit de l'ironie. Elle, immortelle agée d'une trentaine d'année seulement, allait rabrouée une autre vieilles de plusieurs siècles. Mais apparemment, cela fonctionnait ainsi...c'est la vie!
Ce n'était tout de même pas sa faute si Arnéus lui avait léguer le pouvoir a elle.

La gouverneur se releva, et servit du thé dans les 2 autres tasses, l'arôme se rependant dans la pièce, et avec la lueur du feu, rendant l'atmosphère détendu et agréable. Elle en profita pour secouer les ailes, les étirant un peu, déliant les muscles et les articulations. Les valkars n'étaient pas fait pour jouer les statues, après tout.

Sourire serein, elle alla a la fenêtre, observant le brouillard matinal. Il lui rappelait l'ambiance de la froide Angleterre. Et Vilya en avait parfois du remord, sa ville lui manquait. Ici en france, elle se sentait dépaysée, et non sans raison. Le froid et la neige lui manquait, a la jeune femme. Mais son choix avait été clair. Lorsqu'Arnéus avait disparu, et que son clan se déchirait, faute de chef, elle avait du quitter. Et ne pouvait pas revenir en arrière. Debout, ses ailes d'argent, immense et a demi déployée, dos face a l'escalier, la gouverneur attendit encore.
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MessageSujet: Re: Le jeu   Dim 17 Jan 2010 - 17:57

Mara se figea dans l'escalier lorsque François parla, ce qu'il disait n,avait pas de sens pour elle, comment pouvait-il douter qu'il était un homme bon. Aussi tourna-t-elle la tête par dessus son épaule, baissant un peu son aile pour voir François et lui dit:

"François, seul un homme bon peu douter de sa bonté."


Mara termina sa lente descente de l'escalier pour atterrir dans un salon de taille moyenne avec un un foyer qui diffusait une agréable chaleur, une certaine quantité de mobilier et une jeune valkar aux ailes grises-argent qui sirotait son thé. Il lui fallut quelques secondes pour qu'elle reconnaisse, son esprit étant encore un peu embrouillé par les évènements de la nuit. Mara s'approcha lentement de Vilya, s'arrentant à environ un mètre d'elle puis inclina légèrement la tête et mis un genoux au sol. Elle attendit ainsi que Vilya se retourne puis s'adressa à elle:

"Vilya, j'ai maintenant une dette envers vous, une dette de la valeur d'une vie..."
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Vilya Oblodra
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MessageSujet: Re: Le jeu   Dim 17 Jan 2010 - 20:30

Vilya ne se retourna que lorsqu'elle senti Mara près d'elle. Non qu'elle voulait faire du spectacle. Simplement, elle ne voulait pas que Vulpine se sente plus mal a l'aise qu'elle ne l'était déja. Et en se retournant, souris chaleureusement. Il fallait admettre que cette valkar avait le sens de l'honneur. Peut être un peu déplacé...mais quand même.

Ce n'est pas moi qu'il faut remercier. Je n'ai fais que mon devoir de valkar, de vous aider et de vous porter assistance. Je ne considère pas que je devrais en recevoir des compliments.

Et je suis ravie de vous revoir de nouveau. Il est rare que les valkars soient nombreux a Paris. Mais il est parfois rassurant de voir ses semblables, de temps a autre. J'espère que vous vous sentez bien, si vous aviez a retrouver vos douleurs, venez me voir, il me fera plaisir, autant qu'a vous, Lenoble.

Vilya se retourna pour lui faire face, un sourire amical sur son visage d'adolescente assagie.

Je devine que vous avez choisi une voix que bon nombres d'immortels de la Lune on choisit. Alors ainsi, je vous considère faisant parti de notre alliance. Si vous avez besoin de quoi que ce soit que je pourrais vous apporter, je serai ravie de vous apporter mon aide.

Vilya se détourna, et servit les deux tasses de thé a Mara et Lenoble, leur proposant de s'installer a leur aise, un petit regard timide a l'intention de Lenoble, qui était bien évidement le propriétaire de l'endroit, s'excusant de prendre ainsi ses aises. Et le thé, soit dit en passant, était excellent et d'une rare qualité, et laissait les esprits revigoré et rafraichit, car Vilya avait bien évidement développé sa propre recette, afin de rendre son thé encore meilleur.

La valkar s'installa elle aussi, et pris un moment pour les laisser savourer le thé, et se détendre. Ce qu'elle avait a dire était important, mais elle ne voulait pas que ce soit un moment désagréable non plus.


J'espère que le thé vous satisfais. Et je m'excuse a l'avance, ma vieille manie anglaise est bien difficile a effacer, et je ne savais pas si vous aimeriez. Mais j'ai bien peu de talent dans le café, qui est une tradition plus que française.Vilya lança un clin d'oeil taquin a Lenoble.

Mais la vrai raison de ma visite, autre que de servir de médecin, est bien évidement une qui concerne les immortels. Mais je considère Lenoble trop au courant pour que cela vaille la peine de lui demander de sortir. D'autant qu'il est propriétaire des lieux. Je me présente officiellement, je suis Vilya Oblodra, gouverneur légitime de l'ordre des valkar, dont j'ai reçu les rênes de la part de feu Arnéus Valkar lui même. Je suis donc ici pour parler a Mara.

Vilya laissa ses paroles flotter dans l'air ambiant. Le nom de son ancien amant lui chatouillèrent l'âme tandis que son titre semblait être écrasant, alors que le silence était revenue. Et elle laissait a Vulpine le temps de comprendre qu'elle avait affaire a un supérieur.


Je suis ici pour parler de l'affaire concernant la messe organisé par l'Amiral Maréchal Moltanor, Inéalis Flamarion, et du fait qu'il se trouve un membre valkar pour bafouer nos règles et tradition, afin de se prétendre le messager du Christ, au beau milieu de ladite messe.

Vilya devinait clairement que son accusation ne passerait pas a travers de mortes oreilles. Et que Mara ne le prendrais pas nécessairement bien. Mais il fallait la remettre a sa place, peu importe les conséquences. Et c'était a la gouverneur valkar de le faire. Mais, malgré que le regard de Vilya fut sévère, il apparaissait clairement qu'elle ne voulait pas accuser Mara, ou la rendre coupable. Et qu'elle ne voulait pas partir de conflit, car dans ses yeux, seul l'idée de justice prévalait.


Dernière édition par Vilya Oblodra le Ven 22 Jan 2010 - 23:06, édité 2 fois
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François LeNoble

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MessageSujet: Re: Le jeu   Dim 17 Jan 2010 - 21:31

Ce que Mara lui répondit le laissa surpris. Lui, un homme bon? Même en creusant très loin dans son passé il n'arrivait pas à voir ce qu'il avait bien put faire de bon. Vulpine fut d'ailleurs la seule personne au monde à jamais lui avoir dit qu'il était bon.
Il regarda Mara descendre les marches, ses ailes faisant comme un mur de blanches plumes entre François et elle. Comment une si belle femme au courage et à l'honneur sans faille pouvait bien trouver la brute épaisse et vicieuse qu'il était bon? Elle se faisait appeler Ange, lui se faisait nommé Démon. Et voici que l'Ange considérait le Démon comme bon...

Il secoua la tête pour se remettre les idées claires et termina de descendre. Il trouva Mara un genou à terre derrière Vilya et écouta ce que les deux femmes se dirent. Il inclina légèrement la tête en direction de Vilya lorsque cette dernière dit avoir plaisir à le revoir. Cette jeune Valkar était un exemple parfait de bonté et de courage.
Il accepta la tasse de thé avec plaisir, humant le doux parfum de la plante qui infusait.
Il croisa le regard timide de Vilya et ne put se retenir de sourire.

"Vilya, je ne vit plus ici depuis plusieurs années, installez vous comme vous l'entendez, vous êtes ici chez vous."

Lenoble se dirigea alors vers le canapé et s'y assit. Il goutta au divin thé de la jeune valkar et posa la tasse sur la petite table. Puis il avisa l'armure presque réparée en vrac sur le parquet à côté du sofa. Il se pencha, la ramassa et se releva. Il alla se planter devant Mara et la lui tendit. Le regard fuyant, il parla.

"Pardonnez moi, j'ai fais ce que j'ai put pour la réparer et la nettoyer, mais je n'ai pas réussis à lui rendre son éclat d'origine. Je me chargerait de votre épée plus tard, ne vous en faites pas."

Ses yeux parurent passer de l'acier au papier. Un air timide parut sur son visage affreusement buriné et à la gorge entaillée. Il se sentait mal à l'aise qu'en lui tendant l'armure Mara saurait que c'était lui qui l'avait dévêtue. Bien sûr avait-il prit toute les précautions afin que l'anatomie de l'Ange reste secrète et il avait réussi, mais peut-être qu'elle pourrait penser qu'il avait profité de sa condition pour l'observer. Aussi se détourna t-il rapidement et retourna s'asseoir.

Il répondit au clin d'oeil de Vilya par un fin sourire, lui-même ne connaissant rien au thé ou au café. Puis il écouta ce qu'elle dit. Cette jeune femme était donc à sa connaissance la plus haut-gradée chez les Valkar à Paris? C'était à peine croyable. Puis elle continua sur sa lancée, abordant la messe d'il y avait quelques jours, celle où il avait violé l'un des plus grands interdits de toute la chrétienté. Il avait versé le sang dans la maison du Seigneur.

Lorsqu'il entendit l'accusation que la jeune femme ailée faisait à Mara, il se crispa. Il se tourna vers Mara afin de voir la réaction qu'elle aurait. Il devait lui en parler également, mais cherchait comment le dire d'une manière moins formelle et plus amicale. Mais maintenant, il n'avait plus qu'à éspérer que Vilya saurait faire comprendre ce qu'il fallait à Mara.
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MessageSujet: Re: Le jeu   Ven 22 Jan 2010 - 13:40

Mara écouta ce que Vilya lui dit, après tout elle lui devait une minimum de respect après que celle-ci lui ai sauvé la vie. Elle se releva pour prendre la tasse que lui offrit Vilya et huma l'infusion afin de connaitre sa nature, elle fut légèrement surprise d'y reconnaitre l'arôme d'un thé d'une grande qualité, elle en déduit que Vilya devait avoir passé par l'Angleterre ou venait de ces contrées pluvieuses. Mara profita du moment où Vilya se mit à l'aise pour faire de même, repérant une chaise elle s'y assit sur le bout, laissant assez de place pour ses ailes. Elle gouta le chaud breuvage et ne pu que le trouver bon, elle avait déjà pris du thé auparavant, bien des fois d'ailleurs mais jamais un aussi bon. Vilya commença à parler et Mara en profita pour ramener une aille devant elle et lisser lentement les plumes de celle-ci, débarrassant les plumes naissantes de la fine pellicule qui les retenaient et replaçant celles qui étaient déjà là.

François lui tendit son armure et Mara ne pu être que contente de la voir si bien nettoyée, elle se releva pour la prendre et la déposa avec douceur sur la chaise. Elle fit face à François de nouveau et se leva sur la pointe des pieds pour lui baiser le front, une fois ceci fait elle le regarda dans les yeux et en toute sincérité elle lui dit:

"Merci"


Elle écouta ensuite les paroles de Vilya et faillit s'étouffer avec sa gorgée de thé lorsqu'elle parla de bafouer les règles et traditions. Maintenant une petite fillette lui disait que elle, elle qui n'était pas née de parents immortels et qui avait été élevée par les humains, avait bafoué des règles et traditions en étant ce qu'elle était. Mara déposa lentement son thé sur la table de salon et fixa Vilya dans les yeux. On ne pouvait pas y lire de colère, ni de rancune, mais qu'un profond sentiment d'inquiétude, comme une mère qui a peur pour son enfant.

"Vous avez donc oublié votre mission ma chère, guider, aider et protéger les faibles pour les pousser à se prendre en main. Vous n'étiez pas à l'église de Notre-Dame et ne pouvez donc pas comprendre qu'à ce moment ces gens étaient manipulés par cette engeance du diable qui se pense être dieu. Le libre arbitre est la chose qui compte le plus et ces gens étaient si perdus sous on influences qu'ils ne savaient plus reconnaitre une ange d'un démon, cela devrais vous suffire comme explication, car rien d'autre n'est à dire."
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Vilya Oblodra
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MessageSujet: Re: Le jeu   Ven 22 Jan 2010 - 23:46

Vilya se renfrogna. Soit elle n'avait pas compris qu'elle avait affaire a son gouverneur, soit elle s'en fichait royalement. Et le fait qu'elle se mette a lisser ses plumes devant elle montrait qu'elle portait très peu attention a ce qui se trouvait autour d'elle.

Mais elle ferma les yeux, pour cette fois. Mais a la réponse de Mara, elle ne pu s'empecher de sourire, et ce n'était plus le genre de sourire chaleureux. On aurait dit qui aurait plutôt été du genre de sourire un peu sadique qu'un carnival tel qu'Ezechiel Carnimeo aurait pu offrir. Le genre de celle qui aurait trouver une faille.

Et Vilya ne pu s'empêcher de sourire d'avantage. L'Amiral des Carnivals semblait avoir un peu déteint sur elle, après tout.


Très bien, je suis heureuse de voir que vous prenez la question au sérieux. Et je n'en doutais pas moins. Le débat sera intéressant.

Je répète, je suis votre gouverneur, que vous le vouliez ou non. Je suis peut être une gamine, et vous probablement des siècles plus vielles que moi. Si cela aurait été le cas, je me serais tenue tranquille, et je ne vous aurais rien dit. Mais j'ai recu de la part de l'Amiral Maréchal des Moltanor un avertissement très clair. Et Inéalis ne perdra pas un instant a vous faire bruler si vous continuer a vous opposer a moi, et a lui. Je suis parfaitement d,accord que les actions des Amiraux et des gouverneurs ne soient pas les meilleurs, et méritent probablement d'être puni. Mais ce n'est pas a vous qu'il incombe de porter de tel jugement.


Vilya commencait légèrement a s'échauffer. Mais elle prit une nouvelle gorgé de thé, et décida de se contenir. Après tous, ce ne serait que prévue de faiblesse de montrer de la colère. Dieu n'était-il pas miséricorde? Et Vilya Oblodra esquissa un rictus. Quelle belle allusion!

De plus, vous abordez un sujet passablement particulier. Etes vous un ange? Inéalis un démon? Je ne croirais pas, voyez vous. Vous parlez de libre arbitre, vous parlez de la justice et de la protection des humains.

Mais vous êtes comme moi, vous aimez les faits, vous aimez ce qui est vrai. Mais qu'est-ce qui est vrai? Pour l'alliance de la lune, les membres de la mort rouge sont des monstres, des ennemis a abattre. Mais l'inverse est aussi vrai. Êtes vous capable, vous, de faire la différence?

Êtes vous la seule capable de faire la part des choses, et de ramener la justice? Et pourquoi vous? Parce que vous avez des ailes? De grandes ailes blanches et un halo de lumière? Je suis semblable a vous, j'ai de grandes ailes, certes moins blanche. Mais je suis comme vous. Pourquoi pas moi? Sommes nous toutes les deux des anges? Nous pouvons le croire, je peux comprendre. Les anges sont considérés comme des immortels, nous en sommes, c'est vrai.

Mais je me demande, venons nous véritablement de Dieu? J'ai observer plusieurs passages de la bible, et j'ai bouquiner a loisir afin de comparer les récits. J'ai lu, que les anges étaient pacifique, qu'ils n'intervenaient jamais directement, qu'ils préféraient observer, et agir par le biais de message, des personnes medium. Qu'ils étaient asexué, sans armes, et surtout, sans armure. Un seul possédait une arme, mais plus par parure qu'autre chose a mon avis.
Ont dit que les anges sont passif, observateur, et surtout, humble. Il ne se vantent pas de leur présence, s'ils sont sur terre, ne font pas de bruits, ne tuent personne. Il ne brisent jamais les portes des autres, et ne dérangent pas lors des messes. Et si les valkars, comme je crois que nous sommes, descendent vraiment des Dieux, pourquoi pas les autres immortels? L'Alliance de la lune possède autant de ce genre de personne, tel que Constance Théophane?


Vilya Oblodra pris une pause, laissant a Mara le temps d,assimiler, et de produire sa répartie. Après tous, la jeune immortelle aimait bien les débats, et préférait laisser la chance a son adversaire. C'était encore plus interessant. Et bu le reste de son thé, comme a regret, retrouvant son regard amical et son sourire chaleureux. Il était évident pour Lenoble que Vilya était désormais parfaitement a l'aise. Et qu'elle ne cherchait toujours pas la bagarre, simplement, voulais en finir par amener sa consoeur a la raison. Elle se tourna vers lui.

Je suis navré de vous avoir embarquer dans ce genre de débat mythologique et divin. Mais je devine que vous êtes vous même au courant a propos de se genre de chose. Je ne cherche pas a dire que Mara n'est pas un ange. Simplement qu'elle n'est peut être pas l'ange qu'elle croit être. Mais vous êtes un fervent croyant. Vous avez le libre loisir de vous joindre a nous, et, de m'opposer si vous le souhaitez. Je ne suis pas incapable d'erreur, après tout. L'erreur n'est pas seulement humain, après tout.

Vilya lui sourit avec un regard attendri. Elle ne voulait pas du tout créer de conflit entre elle et Vulpine. Mais elle se devait de clarifier certaine chose. Et surtout, d'éviter que Mara ne décide encore d'affronter Inéalis. Car elle ne pourrait alors que contempler la mort par combustion de Mara Vulpine.

Je dois me clarifier, et clarifier mon but ici présent. Mara, je ne cherche pas a vous enlevez votre foi, ni vos convictions. Vous faites un excellent travail a protéger la race humaine, et je vous dois beaucoup moi même. Vous êtes une virtuose de noblesse et d'honneur. Mais je peux pas effacer l'affront que vous faites a notre ordre. Si vous vous dites l'Ange, alors qui sommes nous, les autres valkars? De simples pigeons voyageur?

Et surtout, je vous porte un grand respect, et je ne voudrais pas vous perdre. Car je suis peut être un gouverneur, mais je n'ai pas de voix contre un Amiral du péché. S'il décide de vous bruler vive, je ne pourrai rien faire, et littéralement rien. Et Inéalis Flamarion m'a déja averti. Il ne m'avertira pas deux fois. Et vous devriez vous tenir a carreau avec lui. Ne menacer pas un amiral alors que vous ne savez pas ce qu'il peut faire. Je crois que malgré tout votre savoir sur la bible...vous n'en sachiez que très peu sur nos ordres. Et je suis navré de dire qu'une enfant de 29 ans en sait plus que vous la dessus. Croyez moi, je ne veux pas me mettre dans votre chemin non plus. Mais mon devoir me l'oblige.

Et je suis d,accord que flamarion est aller un peu trop loin. Mais les humains s'ont se qu'il sont. Que pensez vous qu'il se passera si les hommes n'ont personne pour les contrôler une fois qu'ils sauront qu'il ne seront plus seuls a vivre en suprématie de se monde. Regardez les dégâts de cette guerre que nous venons de quitter.
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François LeNoble

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MessageSujet: Re: Le jeu   Dim 24 Jan 2010 - 1:02

Alors qu'il craignait de voir Mara hurler quand à l'état de son armure, il fut agréablement surpris de la voir presque émerveillée par l'apparence de cette dernière. Il observa la femme ailée manier son armure avec douceur comme s'il eu s'agit d'un enfant et sursauta lorsqu'elle se tourna vers lui. Il la vit se dresser sur la pointe des pieds et alors seulement se souvient-il de la robe qu'il lui avait passée...la seule avec un décolleté.*Diantre, relève les yeux, relève les yeux, relève les ye...* Trop tard. Elle avait été plus rapide que son esprit à lui et voilas qu'il bénéficiait d'une vue particulièrement plongeante.
Mais noblesse oblige, il ne put en profiter, redressant la tête. Il vira cependant au rouge tomate...bien mûre, voir très mûre. Puis il senti les lèvres de Mara sur son front. Si elle avait vue son regard, il était sûr qu'elle le giflerais. Quel manque de décence.

La tête lui tourna, quel enfant peut-il se vanter d'avoir été embrassé sur le front par l'Ange qui a bercé son enfance? Aucun mis à part lui. Peut-être Vulpine sentit-elle François vibrer légèrement, mais le contact improbable et imprévisible avec les lèvres de Mara le bouleversa. Les douces, fraiches et humides lèvres de l'Ange le laissèrent pantois. Mais le pire était à venir.
Son regard empreint de sincérité et surtout ses yeux. Sublimes, de véritables gouffres de bonté et de beauté. Regards qu'il ne put soutenir.
C'était la première personne dont il ne pouvait soutenir le regard sans raison particulière. Vilya, il ne pouvait pas par respect pour elle au vue de ce qu'il lui avait fait, mais Mara, c'était autre chose. Aussi murmura t'il avant de fuir vers son canapé:

"De rien."

Puis il écouta Vilya parler. Ses propos étaient pertinents et en majorité vrais, mais certains points lui semblaient faux. Lorsqu'elle l'invita à participer, il inclina la tête en marque de respect et la laissa finir. Puis il se releva et vient se placer devant Mara.

"Dame Vulpine, pardonnez moi d'avance si mes dires vous blessent car ce n'est pas mon intention. Un ange, un vrai n'est pas comme vous le dite Vilya, inactif et observateur uniquement. Ces derniers sont ceux qui sont rejetés par Dieu. Nombre d'anges vivent parmi nous et usent de pouvoirs et d'armes pour travailler et nous aider.
Mais vous Mara Vulpine, vous êtes une valkar. A mes yeux vous êtes un ange venue des cieux car j'ai grandit avec la bible que vous savez, mais mon esprit rationnel est certain que vous estes une valkar. Flamarion n'est pas un démon, ce n'est pas un être mauvais. Il a eu plusieurs occasions de me tuer et il ne l'a pourtant pas fait. Ce que j'ai lue en lui, c'est qu'il cherche à diriger les mortels, mais non à les asservir. Faite moi confiance Mara pour le choix des cibles. Non pas que votre jugement est mauvais, mais si nous travaillons ensemble, alors nous serons plus efficaces et nous ferons moins d'erreurs."


Il ne se sentait plus à sa place et but une gorgée de thé. Puis il s'agenouilla devant Vulpine et baissa la tête.

"Si par mes dires vous êtes outré ou choquée, sachez que ma vie vous appartiens. Si vous souhaitez me voir mourir pour l'affront que je viens de vous faire, alors tuez moi. Sachez que si je dis cela c'est parce que vous êtes précieuse pour ma race et que ma vie à côté de la votre ne vau rien."
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Mara Vulpine

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MessageSujet: Re: Le jeu   Ven 29 Jan 2010 - 17:22

Mara Écouta tout ce qui se dit et ne réagit pas, laissant les flots de paroles se déverser de toutes part sans interrompre. À quoi bon interrompre même si son point de vue était différent et qu'elle semblait penser être une sorte de supérieure hiérarchique, interrompre était un manque de respect pur et simple. Une fois que ceux-ci eurent terminé de parler elle demeura silencieuse, ramenant une fois de plus son aile devant elle pour en lisser les longues plumes blanches. Elle pensa un instant à ce que les deux autres venaient de dire, Vilya qui tenait apparemment à la réprimander d'avoir agis de son propre chef et François qui semblait vouloir croire ce que Flamarion lui disait. Comment réussir à convaincre quelqu'un qui l'était déjà...

"Votre vision est trop étroite, vos œillères de rôle et de rangs vous permettent de voir un seul point, vous manquer tout le reste de l'image. Votre rang ne m'importe pas car je ne considère pas l'ordre de hiérarchie, certains sont faits pour diriger d'autre pour les suivre mais chacun fait le choix de diriger et de suivre. Quand un bon dirigeant dirige, ceux qui auront fait le choix de le suive seront heureux car celui-ci sera capable de faire le bien. Lorsqu'un mauvais dirigeant est aux commandes les choses peuvent bien aller mais tout fini un jour par tomber et les gens sont mécontents et cela ne peut qu'aboutir au mal. Tout ce qui compte c'est le choix, choisir qui on veut suivre.

J'ai toujours refusé la direction des templiers car je ne serais pas capable de diriger des gens vers leur perte certaine. Je garde les livres et j'ai déjà de la misère à le faire, chaque décennie j'en perd, rares sont ceux qui peuvent être ensuite retrouvés.

Le bien et le mal est défini par la façon de chaque personne de le voir, c'est pourquoi il faut choisir, mon choix était que le bien est de protéger et servir, de laisser les autres choisir et de ramener ceux qui ont eu un choix imposé à choisir pour eux-même. Encore une fois, est ange qui veux l'être... cette fois c'est vrai, ce choix me fut imposé, je ne l'ai jamais fait mais je suis venue à l'accepter. Ce sont les humains qui m'ont déclaré comme tel dès ma naissance, comment aurais-je pu choisir autrement que de croire ce que eux disaient, c'était ma réalité, mon monde.

Quand à la bible, elle est bonne à allumer un poêle avec, au fil des années ceux qui voulaient le pouvoir l'ont corrompue à leur manière, y semant leurs mensonges et la manière dont ils concevaient le monde et la façon comment il devrait être. Le plus simple exemple qui figure dans la bible de nos jours est le pêché originel, jamais ce mensonge n'a trouvé racine autre-part que dans la tête d'un homme qui voulait rabaisser le sexe féminin, nous dominer et nous exploiter. Si vous êtes prête à marcher longtemps dans un couloir lugubre ou à vous mouiller les plumes, je vous montrerais la véritable bible, celle écrite par un homme qui avait des idéaux clairs et purs. Il y est clairement écris que chaque personne a un pouvoir bien plus grand que tous et qui ne doit jamais lui être ravis, le pouvoir de choisir ce qu'il veut faire du temps qui lui est impartit.

Et je ne tue pas au hasard et ne tue jamais de manière volontaire, je laisse le choix à ceux que je cible, le choix de revenir en arrière et de prendre une autre route qui ne nuira pas à leur prochain. Je ne laisse vivre que ceux qui pourraient causer plus de dégâts dans la vie que la mort. Ce n'est pas de sang froid que je me permet d'ôter la vie, chaque personne a vécu et a des souvenir, tuer signifie mettre fin à tout cela, réduire à néant leur souvenir, vous détruisez une partie de ce monde. Mettre fin à une vie est une chose qui ne se fait pas sans perdre un peu de vous-même à chaque fois."


Mara se retourna et se dirigea lentement vers le mur, tournant dos a Vilya et François, elle marcha lentement et s'arrêta à quelques mètres de celui-ci. Elle demeura sur place quelques instant, cachant les larmes qui coulaient sur ses joues, chaque personne qu'elle avait tué, chaque vie prise, elle se rappelait des dernières paroles et du visage de chacune de ses victimes. Jamais elle n'avait cherché à oublier d'ailleurs, c'est en oubliant pourquoi on se bat et pourquoi on doit prendre la vie que notre combat perd son sens.

Au bout d'un moment elle semblait plus distraite qu'autre chose et ne réagit que lorsque François s'agenouilla devant elle pour recommencer à vouloir lui donner sa vie. Mara ramena son aile derrière elle et l'attrapa violemment par le collet tout en se retournant, le forçant ensuite à se relever, la colère était lisible dans ses yeux emplis de larmes. Une fois qu'il fut debout, Vulpine le fixa droit dans les yeux et la voix empreinte de colère elle dit:

"Cessez de vous croire inférieur, vous ne l'êtes pas. Votre vie est votre et vous pouvez choisir d'en faire ce que vous voulez, je ne vous dirige pas et ne veux pas diriger votre vie.

Vous et Vilya avez sauvé la mienne, vous avez sauvé mon existence, mes souvenirs, ma vie, c'est à vous que j'ai dû. C'est à moi de remettre ma vie entre vos mains."


Lorsqu'elle prononça cette dernière Mara s'effondra à genoux devant François, pleurant à chaudes larmes .
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François LeNoble

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MessageSujet: Re: Le jeu   Lun 1 Fév 2010 - 8:18

François laissa Mara faire ce qu’elle souhaitait bien que surprit par la vitesse et la violence de la femme, il se laissât redresser par cette dernière. Il la laissa exprimer sa colère mais ses dires ne firent que naitre la sienne. Elle refusa la vie du chasseur et en échange lui offrit la sienne. Cela n’avait ni queue ni tête.

Il sursauta lorsque Mara se laissa choir à genou et qu’elle pleura chaudement, son beau visage ruisselant de larmes et sa poitrine soulevée par les soubresauts des pleurs. La situation était étrange et particulièrement déroutante. François avait changé depuis quelques mois, mais les sentiments tels que la pitié, la compassion, la compréhension des autres, la sympathie, l’amitié peut-être même, tout cela était nouveau pour lui. Ces sentiments apparaissaient petit à petit, chacun leur tour le plongeant toujours dans une incompréhension étrange. Il n’était pas difficile de savoir qu’il ressentait quelque chose de nouveau car chaque fois il restait comme bloqué durant quelques secondes. Que devait-il faire ?

Il sentait une forte colère en lui, due au discourt de Mara, mais la vue de cette dernière larmoyante l’avait calmé, ou … attendrit ? Etait-ce possible d’attendrir un homme comme lui ?
Oui !
Alors il ne laissa pas le temps à Vilya de prendre la parole et passa à l’action.
Il s’agenouilla devant Mara et fit doucement glisser la paume de sa main droite sur la joue de la femme ailée en une tendre caresse, comme pour s’excuser de ce qui allait suivre. Puis il la saisi brusquement à la gorge, pressant les carotides et la souleva, la relevant en usant de sa force. Il plongeât ses yeux de la couleur de l’acier dans ceux de Vulpine et elle put les voir briller. De la colère luisait dans ses yeux, une colère qui ne pouvait que faire naitre la peur, peut-être même chez Mara. Une colère qui évoquait la puissance de François sur l'Ange en cet instant. Il lui suffisait de serrer la main une quarantaine de secondes et s'en était fait d'elle. Mara put cependant aussi voir de la tristesse dans ce regard, une peine titanesque qui avait tué le coeur de l'homme depuis longtemps, coeur qui revivait doucement d'une flamme naissante depuis peu. Toutefois, les yeux du chasseur trahissait malgré lui une chose qu'elle put lire; Mara n'avait rien à craindre de François même en cet instant, que jamais il ne pourrait ne serais-ce que la gifler. Il n'avait pas idée de ce que ses yeux pouvaient dire. Sa peine, sa haine étouffée, son coeur meurtrie, son âme égarée et surement des choses dont lui même n'avait pas conscience.
Il parla alors de sa puissante voix légèrement éraillée, la même tonalité que devant une future victime.

« Votre vie je la tiens dans ma main ! Toute immortelle que vous êtes, il me suffit d’appuyer plus et votre sang cessera d’alimenter votre cerveau. Un immortel ne peut y survivre, au même titre qu’un simple mortel comme moi.
Je n’ai pas tenté de vous sauver pour que vous mettiez votre vie entre mes mains. Cela n’a aucun sens. »


Il relâchât la pression, libérant le sang de la femme, mais la maintenait toujours debout.

« Je comprends la douleur que vous ressentez au souvenir des vies que vous avez prise, demandez à Vilya de vous raconter mon cauchemar. Mais je me suis entrainé à ne pas ressentir cette souffrance en état d’éveil. C’est en cela que je suis inferieur à vous. C’est pour cela en partie que votre vie vaut plus que la mienne.
Vous êtes capable d’humanité, vous êtes douée d’un cœur bon et pur. »


Mara put voir passé un éclair de tristesse intense dans les yeux gris du chasseur. Une larme roula sur sa joue. Elles étaient si rares…

« Il y a bien longtemps, j’ai choisi par haine une autre voie, un autre chemin que je regrette aujourd’hui. Je m’efforce maintenant de changer, mais certaines choses ne peuvent être changées après tant de temps. Je ne puis réchauffer le sang froid que j’utilise pour tuer. J’ai réussi grâce à plusieurs personnes de votre race, vous comprise, à faire ressurgir des sentiments que j’avais oublié. Je reste cependant le chasseur que j’étais, capacité de discernement en plus. Les changements que je tente d’opérer sont insignifiants du fais de ma vie éphémère. Alors que vous, vous êtes toujours restée malgré votre âge une personne aimant la vie, même celle des autres, peut-être même plus que la votre. »

François sentit de nouveau une larme coulée et il réfléchit quelques secondes. Il n’avait pas quitté Mara des yeux, il était comme perdu dans le regard de la femme aux ailes blanches. Il lâcha la gorge de l’Ange, passa délicatement la main derrière sa nuque et l’embrassa sur le front. Il baissa alors la voix, Vilya dut entendre cependant et replongeât son regard dans celui de Vulpine.

« Les robes vous vont mieux que les armures, les livres mieux que les épées. Votre cœur est fait pour aimer, non pour tuer. Soulagez-le, arrêtée de le torturer. Laissez souffrir ceux qui l’on choisi. Laissez moi souffrir car j’en ai les épaules et que mon cœur est mort depuis plus de vingt ans. »

Il esquissât alors à grande peine un léger sourire.

« Vous avez le cœur tendre et fragile d’un Ange, laissez le Démon au cœur de pierre que je suis faire votre travail car c’est le mien. »

Il retira sa main de la nuque de la femme et après une seconde d’hésitation, il chassa les larmes qu’elle avait sous les yeux. Immédiatement, le courage d’affrontement visuel qu’il avait eu grâce à sa colère disparut et de nouveau il ne se sentait plus à sa place devant elle. Aussi tourna-t-il les talons et inclina la tête vers Vilya avant de retourner vers son canapé, sa tasse de thé l’appelant par des volutes de fumé ambrée.
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Vilya Oblodra
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MessageSujet: Re: Le jeu   Lun 1 Fév 2010 - 20:55

Vilya demeura de glace lorsque Mara la défia. Ainsi, cette sotte ne la voyait vraiment pas comme un dirigeant. Certes elle était jeune. Mais il ne fallait pas pour autant la sous-estimer. Et Vilya avait compris que parfois, il fallait se montrer dur pour parvenir quelques part. Même quand la volonté de le faire n'y était pas. Mais Mara Vulpine l'avait ouvertement reniée, avait renié l'autorité, autant des valkars que des immortels au grand complet. Et par cela, elle défiait jusqu'à leurs lois. Et cela était punissable d'exil, voir de mort.

Mais elle écouta la remontrance de Mara sans broncher, demeura immobile, seules ses ailes qui vibraient tranquillement, les plumes agitées par le faible courant d'air créé par le feu. Elle n'était pas fâchée, et ne voulait pas mettre Mara dans le trouble. C'était de sa faute si elle l'était, pas celle de Vilya.


Mais son visage changea d'expression quand Mara se mit a pleurer...il y avait des limites à la crédibilité tout de même. Et Vilya ne pouvait pas croire que cette fille se croyait pour l'ange le plus impressionnant du monde. Et se demandait presque lequel entre Mara où Flamarion était le plus imbu de lui même?
Finalement, il en avait de la compétition celui-là, pour l'égo le plus démesuré de Paris!

Et flancha littéralement lorsque Lenoble se mit a en rajouter. Putain...quelle bande de nul! Tous les deux étaient incroyablement imbéciles. Mais retrouva rapidement son visage impassible avant que les deux mamours ne reviennent a elle. Et profitant du silence qui s'était installé, Vilya retrouva la parole qui lui était du.


Il est bien évident que le bien et le mal son un tout d'un principe qui est bien évidement ambigu. Chaque personne a sa perception, et il est évident que pour le démon, l'ange est un ennemi, et vice versa. Et le mal est donc extrêmement différent, dépendamment du point de vu. Et je ne pourrai jamais l'enlever à la logique même de ce monde.

Et le contenu de la Bible...je ne l'ai jamais lu, en vérité. Je ne suis pas chrétienne, je suis orthodoxe, et même encore, je ne crois pas en Dieu. Certainement pas en un dieu qui laisse n'importe qui se prétendre ses avatars. J'ai été élevée ainsi, orthodoxe, parce que je suis anglaise. Mais autrement, peux m'importe. Ceci est une religion bien vaste, qui regroupe autant de vision qu'il y a de croyant. Qui peu dire a quoi ressemble un ange, si personne n'en a jamais vu un. Tu dis avoir vu la véritable bible. Je sais de Flamarion que Jésus n'a jamais rien écrit. Et nombre d'immortels peuvent te dire la même chose. L'as-tu déjà vu de tes yeux, Ange? Je ne peux croire Flamarion, mais je ne peux te croire non plus pour tes paroles. L'Église a toujours voulu corrompre chacun de ses sujets, afin qu'ils soient profondément encrés dans leur religion. Je l'ai vu. Toi tu n'as pas vécu comme un mortel, suffisamment pour savoir les techniques du clergé. Tu ne connais pas ce que j'ai connu. Tu me crois bâtarde parce que j'ai vécu ainsi une partie de ma vie, avant de vivre immortelle.

Mais je crois que ces courtes années ont été les plus belles de ma vie. Vivre mortelle, se croire invincible simplement parce que j'avais les deux pieds sur les pavés de Londres. Sentir la pluie et se dire qu'un jour, je ferai partie de chacune de ses gouttes. Dieu que j'ai hait quand j'ai découvert la vérité. Je voulais me suicider, et je voulais me débarrasser de mes ailes. J'aurais donné beaucoup, a ce moment la, pour disparaitre. Mais j'ai hérité de mon poste parce que l'ancien gouverneur est mort devant moi, est disparu et que j'ai été obligé de prendre ce poste. J'aurais pu choisir de ne pas être gouverneur. Mais la chute des Valkars de Londres aurait été sur ma conscience. Bien sur que les hommes qui me voyaient m'ont considéré comme un ange. Mais j'ai refusé le titre, et je me suis cachée. Je me suis dérobé a leur regard, pour ne pas apporter sur moi une hypocrisie d'on je n'avais pas besoin.

Tu es hypocrite. Tu dis donner le choix à tout le monde, mais ne pas avoir eu le choix toi! Tu avais le choix de ne pas te montrer, tu avais le choix de choisir le chemin plus difficile afin de ne pas profiter des autres. Mais tu n'avais pas le choix...

J'ai passé ma vie à surveiller les mortels comme les immortels, et pourtant, personne ne parle de moi. Je suis capable de cacher mes ailes, car j'ai appris. Je ne profite de personne, je ne mens à personne et je ne me cache que de ceux que je pourrais tromper si je ne me cachais pas. Les immortels savent qui je suis, mais pas les hommes. Toi tu mens a tous ces gens, toi tu mens aux Immortels en te prétendant Ange, tu te mens a toi-même. Bravo pour la justice que tu rends, mais tu ne rends pas la bonne.


Vilya reprit son souffle, elle s'était un peu emportée, et sa voix s'était fait un minimum plus aigu. Mais lorsqu'elle reprit, sa voix était calme, ferme et même un peu cynique. Maintenant, c'était le temps des accusations formelle.

Je dois aussi me dire navré de voir que vous ne me prenez pas au sérieux. Je suis jeune, mais assez vieille pour comprendre les règles des immortels, et mis plier. Mais que vous le vouliez ou non, je suis votre supérieur. Et si vous ne vous y pliez pas, vous risquez des sanctions plutôt désagréables. Je ne veux pas jouer les tyrans...mais vous avez commis des erreurs. De graves erreurs.

Premièrement, en attaquant un mortel, pour aucune raison apparente. Vous avez enfreins la plus importante loi de l'Alliance de la Lune. Aucun mortel ne sera mis en danger par un valkar, temper, luna ou solstice, et ce, tant que la Mort rouge ne nous aura pas rayés de ce monde. Vous vous êtes attaqué a un innocent, quartier du marché noir, il n'y a pas si longtemps, vous et Lenoble. Vous avez fait assez de bruit pour que je vienne, c'est mon habitude de suivre ce genre de chose. Et vous n'êtes pas passé inaperçu, je vous le dis.

Deuxièmement, vous avez défié un Amiral Maréchal sans penser aux conséquences. En vertu du traité de trêve, aucun membre des alliances n'en attaquera un autre de façon aussi ouverte, et de façon aussi irresponsable, et surtout, sans avoir la moindre preuve, ou la moindre raison appuyée par vos supérieurs, en l'occurrence, moi. Vous avez été chanceuse de ne pas avoir été brulée vive par Flammarion.

Troisièmement, vous avez enfreins l'une des règles des valkars, celle de ne jamais se présenter au public, justement pour des raisons éthiques et religieuses. Vous croyez être la seule valkar a avoir pensé que ce montrer au monde provoquerait le genre de réaction que vous avez eue? Il est évident que n'importe qui ayant des ailes apparait, aux yeux des chrétiens, comme un être divin. D'autant qu'il est interdit pour le principe qu'il ne faut jamais révéler au mortel notre existence. Néanmoins, l'action de Flammarion met en parti terme a cette règle, désormais un peu inutile.

Et par-dessus tous, vous avez défié votre supérieur direct, vous m'aviez défié. Et ne croyez pas que je ne prendrai pas la mouche. Mais je ne suis pas de celle qui se fait marcher sur les pieds. Je suis capable de tenir tête et de me battre avec un sadizar, ne me croyez pas si faible pour ne pas vous tenir tête et vous obliger à vous rendre. Mais je ne désire pas me battre contre vous. Mais vous ne me laissez pas grand choix.

Présentez-moi vos excuses les plus plates et je passerai l'éponge si vous me promettez d'arrêter votre mascarade d'Ange paladin.
Si vous refusez, vous verrez votre statut, votre réputation, détruite. Vous vous retrouverez chassée de l'ordre de Valkar, et chassée de l'Alliance de la Lune, et vous ne serez qu'un vulgaire renégat, qu'aucune alliance ne voudra prendre. Et alors, je ne pourrai plus rien pour vous sauver.


Vilya attendit. Elle était droite, intraitable et silencieuse, son attitude froide observant Mara avec un cynisme à glacer le sang. Mais son regard montrait clairement que c'était une solution qui ne lui plaisait pas du tout. Après tous, Vilya ne voulait pas que Mara ne meure. Mais elle ne pourrait rien si Flammarion décidait d'en finir...et la valkar rebelle ne pouvait rien contre ça. Et Vilya était triste, réellement.

Que choisissez vous, Mara Vulpine du clan Valkar?
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MessageSujet: Re: Le jeu   Jeu 4 Fév 2010 - 11:46

Mara fut surprise de la réaction de François et ne put rien faire d'autre que de le laisser la saisir à la gorge. Elle écouta ce qu'il dit et commençait à voir quelques points noirs lorsque François la lâcha, ceux-ci se résorbant vite. Encore une fois elle écouta le chasseur lui parler et ne dit mot, ses mots n'avaient aucun sens, était-il amoureux d'elle ou quoi, comment pouvait-il croire qu'elle arrêterais de tuer les raclures alors qu'elle en faisait son devoir, certains doivent souffrir pour que d'autre non. Lorsqu'il eu finit de parler Vilya s'y mis, vidant son sac de protocoles et de jugements sur elle. Tout ce qu'elle dit, Mara le comprit et attendit qu'elle eu terminer de parler pour faire de même:

"Encore une fois, vos œillères diminuent votre vision, vous me juger sans même connaitre ce qui me motive, vous allez même jusqu'à vous insulter sur mon compte, à me traiter d'hypocrite, comment pouvez-vous même croire ce que vous dites.

Pour votre compte, je suis née parmi les mortels, pas avec les gens de l'ordre, c'est pourquoi je ne m'y suis jamais associée, pourquoi vous ne sembler pas me comprendre. Dès mon plus jeune age on m'a dit que j'étais de nature divine et les templiers n'ont que renforcer ce sentiment. Je ne suis pas dupe, je sais que je ne suis pas une ange au sens du terme, mais si les humains le croient et que cette foi les pousse à avancer, je suis prête à porter le titre. Si vous voulez vraiment savoir comment j'ai vécue, comment on m'a enseigné, à vous de le demander. Mais sachez que je ne vous laisserais pas parler en mon nom, je ne vous ai pas insulté et ne le ferais pas, tout comme vous êtes arrogante en me traitant d'hypocrite. Jamais, jamais je n'ai fait le choix de ma naissance, ni du lieu de celle-ci et de mes parents, tout comme je doute que vous ayez pus le faire, vous avez été élevée par vos semblables, j'ai été élevée par les humains, recluse dans un monastère à des jours de vol du village le plus proche.

Pour ce qui est de mes fautes selon vous, et selon votre code, je n'en ai donc commis qu'une, seule, vous défier car je ne reconnais pas de supérieur, n'en connaissant aucun avant vous, vous êtes la première qui se dit l'être. Les autres que vous me reprocher son fausses ou hors de mon contrôle. Si vous voulez me juger allez-y, faites mais sachez que vos jugement ne sera pas équitable peu importe de quel côté vous le faites car vous ne connaissez pas les détails, ni le contexte.

Si choix j'ai, je fait celui de ne pas choisir."
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MessageSujet: Re: Le jeu   Jeu 4 Fév 2010 - 20:52

"Vilya, l'homme par qui nous avons été attaqué il y a quelques jours n'a rien d'un innocent. Connaissez-vous Cypher? L'ange Noir de La Mort comme il aime à se surnommer. Ce dernier m'a demandez il y a peu si je désirais l'immortalité. Il m'à offert votre vie éternelle en échange de votre fils et de vous même."

Il laissa ses mots faire son effet et reprit.

"J'ai naturellement refusé le tout. La proposition qu'il m'à fait ne venait pas de lui mais de son maître. Ce dernier était désireux d'utiliser votre fils dans le but de créer des guerriers immortels travaillant pour lui à l'éradication des immortels. Je ne sais avec certitude si le mortel que nous avons attaqué est ou non son maitre, mais ce qui est sûr, c'est que Cypher l'à protègé. J'en déduis donc que cet homme est son maitre. Mara n'est cependant pas allée le trouver pour le tuer, mais pour lui parler. C'est Cypher qui a tué les deux accolytes de Mara, nous forçant ainsi à riposter. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre et avions donc prévus des précautions. Nous n'avions cependant pas planifié de les attaquer. Mara m'a juste expliquer que le mortel était médecin et qu'elle avait besoin de lui. Cypher n'aurait pas attaqué, nous serions simplement partis."


Il se tourna vers Vilya après avoir jeté un coup d'oeil à Mara. Les deux femmes allaient finir par l'échauffer. Toutes deux étaient bornées, toutes deux voulaient le dernier mot.

"Vilya, vous ne pouvez reprocher à Mara le non respect des lois des immortels. Elle n'a jamais eu connaissance de ces lois. Je suis surement le moins bien placé pour parler de justice, mais tant pis. Où est la justice si l'on condamne quelqu'un pour une chose qu'il à fait en ignorant l'interdiction qui planait au dessus? Lorsqu'il y a des lois et des devoirs, il y a aussi des droits. Personne n'est venue la voir pour lui dire quels étaient les droits qu'elle avait, mais on lui tombe dessus pour ses erreurs? Elle ne vit pas parmi vous, elle n'a prêté aucune allégeance, elle n'appartient à aucun ordre. Elles est juste de la même race que vous."


Puis il se tourna vers Mara et poursuivit.

"Vous avez fait des erreurs de jugement, notamment concernant Flamarion. Il n'ai pas un démon, ce n'est pas un saint non plus, mais il est très loin d'être à cibler. Il vaut mieux se centrer sur les dangers immédiats, Cypher par exemple ou encore Lacroix. Mes hommes m'ont signalé son retour dans la police il a de plus été promu commissaire.
Mais je m'égard. Revenons en à Flamarion. Là où Mara à raison, c'est lorsqu'elle dit que Flamarion impose son point de vue et son avis. Il ne se gène pas de corrompre le jugement des fidèles grâce à ses pouvoirs. J'était présent ainsi qu'un dénommé ... Théoban Myrialord il me semble. Il ne nous connait pas mis-à par moi de nom et lors de cette fameuse messe.
Mara à tout fait pour sortir les fidèles présents de l'emprise de Flamarion. En cela, il est malsain. En cela elle à eu raison.
Certes elle profite de son apparence pour tromper les gens, mais uniquement dans le but de les libérer et de les aider, non pour se les asservir. Son but est le même que le votre, venir en aide aux faibles en écartant les dangers. Ses méthodes sont différentes et ne correspondent pas à vos codes de conduite et à vos lois, mais ce qui est sûr, c'est que c'est efficace. Elle ne s'est pas mise en avant puisque nous n'en avons jamais entendu parler avant. Elle évolue dans l'ombre en règle général, comme moi. Sauf que moi je signe mes actes pour faire peur."


François se leva et but une gorgée de thé qui était maintenant froid, dommage. Il se dirigeât vers la cheminée et ramassa sa chemise qu'il renfila rapidement. La face avant était presque entièrement vermeille du sang de Mara et elle était complètement froissée. Il observa la photo fixé au dessus de la cheminée, toute sa famille maintenant disparue ainsi que lui. Sur l'image, il avait 19 ans. Elle avait été prise quelques mois avant que sa vie ne bascule. Ses yeux se mirent à briller mais pas une larme ne coula. Il passa la paume délicatement sur le front de ses parents et de ses frères en récitant une courte prière puis il fit face aux deux jeunes femmes.

"La seule chose qui puisse réellement vous être reprochée Mara est le fait que vous ayez défiée Flamarion de la sorte et ce peu importe son rang. Cela aurait put très mal tourné et plusieurs innocents auraient put être grièvement blessés. D'autant plus que vous avez eu de la chance comme l'a fait remarquer Vilya. Il est bien plus puissant que vous et il aurait put vous anéantir. Vilya, votre première et troisième accusations sont injustifiées. Les ailes d'une vlakar peuvent être considérées comme un pouvoir, au même titre que les Luna se transforment. Si Mara est accusée d'avoir exposé ses ailes, alors il serait juste que Flamarion soit également puni pour avoir usé de ses pouvoirs contre les mortels présents et pour les contrôler.
Concernant le dernier point de vos accusations, je ne peux me permettre de me prononcer. Cette dernière ne regarde que vous deux.
Je me permet cependant de vous conseiller de vous excuser Mara puisque vous reconnaissez cette dernière faute. Il serait dommage de compliquer les choses qui peuvent pourtant être résolue simplement."


François se rassit et plongeât ses yeux dans les flammes. Il pensait à ses parents et ses frères. Il se laissa divaguer vers ce qu'il imaginait qu'il aurait put être si rien de tous cela ne s'était produit. Il rêvait d'être médecin lorsqu'il avait 19 ans, pour sauver des vies. Au lieu de cela, il en avait prit beaucoup trop. Il s'imaginait vivre une vie paisible, seul dans son manoir après avoir prit sa retraite, mais il savait que s'il faisait cela, nombre d'immortels lui tomberaient dessus. Alors il se contenta de rêver, d'imaginer une vie. Cette vie, il doutait de la vivre, mais il se battait pour que d'autre puissent en profiter.
Il se retrouva en quelques secondes dans une sorte de transe, les flammes le berçaient et l'hypnotisaient.


Dernière édition par François LeNoble le Sam 20 Fév 2010 - 14:39, édité 1 fois
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Vilya Oblodra
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MessageSujet: Re: Le jeu   Dim 14 Fév 2010 - 19:08

Vilya sourit, un sourire triste. Dommage que cette fille refusait d'écouter...la jeune femme reconnaissait peut-être le fait qu'elle n'avait pas autant vécu que sa consoeur, mais il y avait des limites à la duperie que la gouverneure pouvait endurer. 1000 ans sans entendre parler des valkars ou des immortels...soit elle était aveugle et horriblement conne, soit elle la faisait marcher...Elle écouta ensuite le sermon de Lenoble. Lui au moins avait compris que la vie de la valkar rebelle reposait dans la balance...qui penchait dangereusement dans le mauvais sens. Soit! Si cette sotte voulait la mort, ce n'était plus désormais le problème de Vilya

Je peux admettre ne pas avoir vécu comme vous, la gloire des Templiers. Mais j'ai 29 ans, je connais les lois des Immortels...et je suis né en Angleterre, parmi les mortels. Il ne fait seulement que depuis 10 ans que je connais l'existence des valkars, et des autres immortels. Sachez que j'ai vécu en tant que servante pour une famille de noble, à Londres, et que j'ai subi bien plus que vous en toute vos années. Moi hypocrite? Je ferais attention à mes paroles si j'étais vous. Vous n'êtes pas toute puissante, et malgré le fait que je suis très jeune comparée à vous, je peux vous en remontrer...

Vous avez vécu dans un monastère, et j'espère que c'est ce qui vous a bouché les yeux pendant vos siècles. Car un immortel qui prend si peu d'attention à se cacher est bien imbécile de n'avoir pas remarqué qu'il est un peu plus différent des autres. Vous n'avez jamais songé un instant que vos ailes n'étaient pas tout a fait humain? Ou est-ce que vous pensiez que vous étiez divine? Dieu ayant embrassé votre destin pour que vous soyez sa porte-parole officielle?
Vous dites ne pas avoir rencontré d'immortels...soit vous me mentez en pleine figure, soit vous êtes la pire sotte que je n'ai jamais vue. J'ai 29 ans, et je suis gouverneur. Peut-être ai-je eu la chance qu'un amiral me trouve pour me montrer la voie...mais je doute que vous ne vous en soyez pas rendu compte. D'autant que la population d'immortel, à l'époque où vous êtes nées, était largement plus importante qu'aujourd'hui.

Pour reprendre, vous n'aviez aucun droit de vous attaquer à Flamarion, même si ses actes posaient un souci pour le bien-être des citoyens de cette ville. Par votre faute, vous auriez pu déclencher une guerre par votre simple insouciance. Bravo de défendre les hommes, mais il y a des lois, des pactes et des alliances qui auraient pu souffrir gravement de votre inconduite. Il fut bien heureux que Flamarion veuille bien m'écouter, car je n'ai guère de voix contre lui. Ne vous attaquer pas à l'immortel le plus puissant sous l'ombre du dragon...car je ne vous défendrai plus, a l'avenir.

Pour le cas de Cypher...il n'est pas a vous de vous battre contre lui. Il est vrai que c'est une engeance qui mérite la mort...mais vous me ferez une insulte personnelle si vous l'abattez. Il est à moi, et ne sera mort que de ma main...sinon je tuerai personnellement son assassin...


En mentionnant son envie de vengeance contre Cypher, la voix de Vilya changea, devint venimeuse, pleine de rancoeur et de haine. Et si les deux autres avaient, ne serait-ce qu'un court instant, croisé son regard, ils auraient compris a quel point la valkar ne plaisantait pas...Vilya savait qu'elle n'avait aucune chance de survivre a Cypher. Mais elle ne voulait pas que personne ne le tue autre qu'elle-même. Car ainsi, elle tuerait ce démon, et parce qu'elle aurait tué Arnéus, elle se laisserait mourir avec lui.


Et il ne vous appartient pas de vous battre directement à un humain. Scientias ou pas, vous auriez du venir en parler, et attendre. Nous sommes de l'Alliance de la lune, les protecteurs des humains...et la justice veut que nous devons attendre d'avoir des preuves avant d'accuser...ou de tuer. Et malgré que cet homme soit PEUT ÊTRE, le maitre de Cypher, je veux des preuves, et je veux savoir si oui ou non, cet homme a le désir de nous exterminés. Et pour mon fils, dommage, mais il est mort. Et même s'il avait vécu, je l'aurais tué de toute façon...

Un souffle de tristesse passa dans les yeux d'argent de la valkar. Mais la gouverneure savait bien qu'un hybride n'était rien d'autre qu'un boulet pour la communauté, et un passable risque pour la sécurité des immortels. Et pour cela, la valkar aurait été forcée de le tué, pour le bien de tous.

En cela, je répète, vous êtes coupable, que vous le vouliez ou non, d'avoir défié les lois des immortels, les lois de l'Alliance de la lune et celle des amiraux et gouverneurs. Désirez-vous la mort, ou désirez-vous une seconde chance. Et je ne le répète plus. Choisissez, pour une dernière fois.
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