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 Abigaelle

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Abigaelle

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Ordre : Kaldra
Date d'inscription : 01/01/2009

MessageSujet: Abigaelle   Dim 4 Jan 2009 - 19:00

J'aimerais bien vous racontez mon histoire de vive voix, mais les dieux ayant oublié de me fournir des cordes vocales, il m'est impossible de le faire. Et oui vous avez deviné, je suis muette et bien que certains pensent que ça fait de moi quelqu'un de stupide ou d'inférieur, il n'en est rien.

Je me nomme Abigaelle Murray, je suis de l’ordre de Kaldra et comme vous l’avez sûrement compris, je suis une femme.

Je suis architecte, je dessine et fait des maquettes de bateaux qui deviennent plus tard bien réels.

Certaines personnes trouveront que j’ai une allure un peu bizarre avec mes cheveux noirs comme les jais, lesquels détachés traînent par terre d’un bon mètre. J’en fais une longue tresse que je rattache au haut. Rajouter a cela mes yeux noirs dont il est difficile de détacher le regard et ma longue cicatrice horizontale sur la joue. Le tout sans compter mes vêtements. Je porte encore mes habits de corsaire, semblables aux habits d’un officier de la marine Française : pantalons blancs, gilet blanc avec une veste bleue et un grand tricorne.

Bien que je n’aime pas vraiment avoir de la compagnie on dirait que mes larges hanches et ma taille fine attire les hommes comme un aimant. Bien que certains retournent à leur siège en constatant que je n’ai pas vraiment de quoi remplir un décolleté... Sans ajouter que je ne suis pas très grande aussi.

Parfois se sont mes armes qui les repoussent, mon vieux pistolet à silex et mon sabre de cérémonie. Le pistolet a vu de meilleurs jours, étant rouillé au complet, mais en meilleur état de fonctionnement qu’il y parait. Le sabre quand a lui porte quelques encoches, souvenirs de jours plus glorieux passé à chasser les pirates.

Pour ce qui est de ma façon de penser certains diront que je suis un parfait garçon manqué. Ma motivation est toujours proche du zéro, il est rare que je m’engage dans quoique ce soit. Mais lorsque je trouve le courage de faire quelque chose, ne vous tenez pas dans mon chemin si vous ne voulez pas que je vous passe dessus… au sens propre. En générale je suis froide et sans émotions, mais tout change lorsque j’ai quelques bouteilles de rhum devant moi. Le tout empire si ces bouteilles s’empillent, par contre je reste invaincue à ce jour pour ce qui est du nombre de bouteilles vidées.

Et maintenant, ma vie, tout ce que vous avez à savoir si vous voulez me connaître sommairement…

Je suis née dans les années 1800, la date et l'année précise on quittés ma mémoire il y a longtemps. Contrairement à mes compatriotes Kaldra, je suis née en Angleterre. Je n'ai jamais connue ma mère et toute jeune, mon père est partis pour l'Amérique me laissant seule, au moins m'aura t’il dit que j'étais immortelle avant de partir. Un vieux capitaine m'a recueillit, moi qui n'avait que 7 ans et il m'a embarquée sur son bateau. Certains étaient sceptiques au début, embarquer une femme porte malheur après tout, mais à chaque fois il les ramenait à l'ordre en disant que je n'était pas une femme mais une fillette. À force de me cotoiyer et de voir de quoi j'étais capable ils se sont vite adaptés à moi et à mon mutisme.

Puis, comme tout humain le fera un jour, Marcus, le capitaine, mourus. Les hommes désignèrent son successeur qui ne fit pas un ni deux avant de me mettre les pieds au sec sur un quai, me bannissant du Flame par la même occasion. Ce jour là marqua un tournant dans ma vie, jour où j'ai joins une petite compagnie qui débutait dans la construction navale à Paris.

Ayant affronté déjà plus de tempêtes du haut de mes 14 ans que la majorité des hommes qui y travaillaient, on venait souvent me demander des conseils sur la constructions et la fiabilité de certains matériaux. Avec ce statut "supérieur", j'eu rapidement le poste d'architecte, sans même être allée à l'école comme les hommes. Certes je faisait le design et les hommes les calculs, mais mes idées était si novatrice que rapidement la compagnie pris de l'ampleur et le patron me fit un marché fort intéressant: je faisait les plans d'un bateau, il me le construisait, je le dirigerait et en échange je devais faire savoir ouvertement qu'il avait été construit par la compagnie. Avoir mon bateau à moi, alors que je venait de fêter mes 20 ans, quoi de mieux.

J'ai accepté sans attendre, planchant sur divers shémas: Un galion? Trop gros; Un esquif? Pas assez de puissance de feu... L'Interdictor était née, à moitié entre un esquif Portugais et un galion Espagnol, son modèle de construction était unique. Étroit de la proue à la poupe, mais assez large pour réduire le tirant d'eau, lui donnant la vélocité de l'esquif. Les cannons montés sur des demi ponts lui donnait une puissance de feu comparable au galion. Ses trois mâts allégés portaient assez de voilure pour lui garantir une vitesse incroyable. Sans oublier la structure en alvéole, l'allégeant considérablement sans affaiblir son intégrité structurelle.

Il fallut trois long mois pour le construire et deux fois plus d'argent que n'importe quel autre bateau construit à ce jour par la compagnie. Par contre le travail acharné des menuisiers et des ouvriers donna un véritable chef d'oeuvre. J'eu tôt fait de trouver un équipage digne de l'Interdictor, mais je ne pouvait le commander, pas sans voix... Sur le coup j'en fut mécontente mais comme je ne pouvait rien y faire je promu un de mes hommes capitaine, le plus faible d'esprit et le plus stupide de tous bien sur.

Il dirigeait le navire comme bon lui semblait, il était si content de la faire, mais quand l'Interdictor dû affronter sa première menace pirate, c'est moi qui pris le relais, lui insufflant mes pensées. Stratégies, ruses, toutes les miennes, ce qui lui permit avec succès de guider les hommes vers la victoire, coulant ce navire pirate avant même qu'il pu se placer completement de flan pour faire feu. Tous félicitèrent le capitaine, alors qu'en fait c'était le capitaine en second qui avait tout fait. Mais après tout, j'étais contente pour lui, lui qui avait eu tant de misère à s'adapter était maintenant aimé de tous.

De retours au port, nous remirent les quelques pirates capturés à la justice, sans vraiment penser à ce qui nous attendaient... le lendemain je reçu un message de l'intendant du roi de France me demandant de nettoyer la région des pirates et bateaux militaires Anglais en échange de sommes... ma foi... alléchantes. C'est ce soir là que j'annonçais cette nouvelle à l'équipage, avec l'accord du capitaine, nous devinrent corsaires.

Et pendant plus de 85 ans, l'Interdictor écuma les mers de ses pirates, ayant envoyé par le fond plus de 40 bateaux Anglais, et capturé dieux seul sait combien de bateau pirate sans effusions de sang, 85 ans à amener des hommes à la potence, mais sans tout de même les couler avec leur navire. À quoi bon couler un navire, j'ai toujours pensé ainsi, démolissez ses mats et son gouvernail, faites quelques trous dans sa coque et voilà, en général on voit un drapeau blanc flotter. Après tout, les pirates risquent leurs vies pour l'argent, pas par solidarité envers l'un l'autre.

Sur mon bateau, tout le monde était uni et tous savaient ce que j'étais, je ne vieillissais pas et je leur amenais la victoire à tous les coups alors à quoi bon s'en alarmer... Tout sombra bien vite, une soirée de brouillard nous passâmes près d'une baie, deux bateaux pirates y mouillaient l'ancre, trop pour l'Interdictor. À deux contre un ils nous battraient pour sûr, le capitaine a sagement mis le cap au nord, le vent dans le dos il ne nous rattraperaient pas. Mais ce fut notre erreur, car en fait oui parfois les pirates font des choses pour leur avantage commun... Ainsi trois autres bateaux se pointèrent au nord, une embuscade... à 5 contre un, aucunes chances. Notre vitesse était alors notre seul atout, mais le vent décida de nous lâcher, condamnant l'Interdictor à faire face au piège.

Mais plus d'un imprévu nous attendait et nous fîmes surpris qu'ils n'ouvrirent pas le feu sur nous, apparemment ils étaient décidés à prendre mon bateau entier. Par contre les leurs furent criblés tant et si bien qu'ils se résignèrent à faire du gruyère de notre coque. Nous avions encore une chance, je le savais, mais elle disparu quand je vit un homme couvert de flammes sur l'autre bateau... un moltanor. Tout ce passa si vite, le sol disparu sous mes pieds et je fus projetée par dessus bord, le salaud avait enflammé la poudrière. Je ne me rappelle pas avoir touché l'eau, je devais avoir perdu connaissance.

Quand je me suis réveillée, il faisait jour, j'étais accroché par une ceinture au dernier morceau de bois peut-être intact de mon bateau, l'insigne du nom. Je ne sais pas comment j'ai atterris là, sûrement un de mes hommes qui m'a attaché à ce qu'il pu trouver avant de sombrer dans les abysses...j’avais mal à l’épaule et avec raison car un éclat de bois s’y était logé mais fort heureusement pour moi je ne saignait pas beaucoup. J'ai flotté ainsi durant trois jours, trois longs jours avec un soleil de plomb et sans eau. Je me sentais faiblir très rapidement et la côte n'était pas en vue de nulle coté. J'ai pensé détacher la ceinture et me laisser sombrer moi aussi, mais à quoi bon, j'étais encore en vie et tant que je vivrais, je vivrais.

C'est durant cette troisième journée que je crus voir une voile au loin, c'est à ses moments que je me maudis d'être muette, j'aurais tant aimé crier. Le bateau continua sur son cap, passant à peut-être un mile de moi sans me voir. J'ai perdu connaissance environ vers midi, le soleil était si fort et malgré tous les avertissements donnés, j'ai bu pour étancher ma soif.

Lorsque que j’ai rouvert les yeux, j’étais à bord d’un bateau, dans une petite chambre exigu le long de la coque. Ce n’était pas une cellule avec des barreaux, mais ce n’était pas pour autant la cabine du capitaine. J’ai mis un moment à me rendre compte que je ne portais plus mes habits, et qu’on avait pansé la blessure que j’avais à l’épaule. Après une heure environ la porte de la cabine s’ouvrit et un homme entra. Voyant que j’était éveillée il me parla et essaya de communiquer, mais comme je ne lui répondait pas il sortit, me laissant seule, néanmoins sans barrer la porte. Il semblait que l'équipage ne craignait pas que je tente quoi que ce soit.

Il ne fallut pas longtemps avant qu’une femme entre et m’explique ce qui m’était arrivé : son équipage avait suivit une traînée de débris dans l’océan cherchant des choses de valeur sans fournir l’effort de les voler et qu’ils m’ont trouvée en train de flotter accrochée sur le panneau qui portait le nom du bateau qui avait perdu sa marchandise. Évidement à se moment j’ai compris que j’étais tombée sur des pirates et qu’au vu de la réputation de l’Interdictor, je ne vivrais plus très longtemps…

La pirate se présenta comme étant Yaelle, comme toujours je ne pus répondre, incapable de me présenter par mots. Elle continua tout de même, me disant qu’elle allait me laisser au prochain port, et ce, avec toutes mes possessions. Voyant mon expression intrigué, elle éclata de rire, et m'assura qu'elle était elle même immortelle, et que jamais elle n'aurait abandonner l'un des leurs a la mer. Mais encore une fois elle m’invita à me présenter et parut légèrement irritée de mes lèvres qui restaient closes. Je me suis alors approchée à quelques centimètres de mon visage, mon regard planté dans le sien, lui envoyant mes pensées, initiant une conversation que seule elle à voix haute et moi par le flux de mes pensées pouvaient entendre. Je lui ai tout expliqué, le fait que j'étais muette, qui j’étais et ce qui c’était passé.

Elle respecta sa parole, me laissant au port de Paris avec toutes mes affaires. J’y demeure maintenant depuis environs 12 ans, si je ne suis pas chez moi à faire des plans de bateaux ou des maquettes, je suis à la taverne, noyant mes souvenirs dans le rhum.


Disciplines: Obténétration 3/3, domination 2/3, obscurcir 1/3
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Inéalis Flamarion

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MessageSujet: Re: Abigaelle   Lun 5 Jan 2009 - 2:39

Bienvenu sur immortel ! Good stuff ! Pas mal l'histoire de la poudrière, sa ma fait rire. j'aime bien ton perso malgré que j'aime mieu avoir des conversation plutôt que parler à une muette ! mais c'est pas grave.

Bienvenu à toi !
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Ezechiel Carnimeo
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MessageSujet: Re: Abigaelle   Mar 6 Jan 2009 - 21:10

Tout à l'air en place, tout à l'air bien...
Puisque l'admin est en pause vacances, je vais prendre son rôle What a Face
Pour moi c'est merveilleux: ACCEPTÉE!
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